Citations

Mets la gomme

Coutin/Coutin

Mets la gomme, Harleytte
Laisse le bon temps rouler
Jusqu’au bout de la nuit
Jusqu’à la mort de l’ennui
Fait hurler la Harley
Que son âme damnée
Soit comme le tonnerre
Dans un ciel de chimères

Get down
Get down

Mets la gomme, Harleytte
Fait pleurer le bitume
Que le gout de l’huile de l’essence
Mette le feu à nos sens

Mets la gomme, Harleytte
Fait gueuler la machine
J’veux des remords au matin
Quand je pense à l’usine

Get down
Get down

Mets la gomme, Harleytte
Allez on se tire
Voir ailleurs si plus loin
On aurait un bout de destin

Mets la gomme, Harleytte
Laisse filer la Harley
Je ne veux plus que ça s’arrête
Avant que tout soit cramé
Mets la gomme, Harleytte
Oublie qui tu es d’où tu viens
Ce soir on couche avec le démon
On se réveille au matin au soleil de l’enfer

Get Down,
Get Down

Ni Dieu, ni maître

Coutin/Coutin

Pas un nuage dans le sky
Je marche sans m’demander why
Dans la ville de fer et de féraille
On se prosterne vaille que vaille

Ni Dieu ni maître
Pas d’autre hôtel que ton corps de DS
Sans foi ni loi rien qui ne blesse
Ni Dieu ni maître

Allongé dans mon divan de sky
Je n’me demande même plus why
Mes rêves s’égarent dans les mailles
Des torpeurs de ton corps canaille

Ni Dieu ni maître
Pas d’autre hôtel que ton corps de DS
Sans foi ni loi rien qui ne blesse
Ni Dieu ni maître

Defoncé complétement fractaille
Dans les vapeurs d’un verre de sky
Je pense à toi j’ai l’cœur chicktaille
Je n’vénere que ton corps canaille

Ni Dieu ni maître
Pas d’autre hôtel que ton corps de DS
Sans foi ni loi rien qui ne blesse
Ni Dieu ni maître

Ni Dieu ni maître
Ni Dieu ni maître

 

Labo social

Coutin/Coutin

Bienvenue dans mon labo social
Bienvenue dans ma petite cuisine expérimentale

Allez venez entrez Messieurs Dames
Asseyez vous, venez voir, venez goûter apprécier
Les recettes du troisième millénaire
Vous prenez 300 grammes de Beurs et 300 grammes de blacks
Du jaune et du blanc d’oeuf
Vous mélangez tout ça et vous laissez, vous laissez reposer

Bienvenue dans mon labo social
Bienvenue dans ma petite cuisine expérimentale

Vous ajoutez un champion de boxe
Un espoir du tennis, une fille qui court vite
Vous n’oublier pas un Polonais, un Roumain, un Vietnamien, un Berbère, trois Africains,
Un Turc, un Pakistanais, un Portugais, un Américain du sud, un Américain du centre deux Rastas et un Indien, bref ce que vous avez sous la main, et vous laissez reposer

Bienvenue dans mon labo social
Bienvenue dans ma petite cuisine expérimentale

Vous laissez mijoter et vous assaisonnez
Avec 1 Sikh, 2 Musulmans, 2 Bouddhistes
Un Askenaze, un Sépharade,
Et quelques Chrétiens, peu Orthodoxe ou pas, Protestant, Reformés, Baptistes
Suivant la saison et le marché
Tout cela nous fera des filles superbes et de beaux garçons, bronzés toute l’année

Bienvenue dans mon labo social
Bienvenue dans ma petite cuisine expérimentale
Bienvenue dans mon labo social
Bienvenue dans ma petite cuisine expérimentale

Vous mettez au milieu un tribunal de grande instance
Un préfet aux champs et un commissariat flambant neuf
Car vous savez, c’est comme dans toutes les expériences
La chimie des corps et la physique des masses
Parfois ça casse, parfois ça passe

Vous prenez un maire Coco, deux Verts et trois Socialos
Vous ajoutez deux verres de rosé et vous faite revenir
Doucement, sans faire bouillir ni déborder
N’oubliez pas le maire Coco, sans lui ça peut pas marcher

Bienvenue dans mon labo social
Bienvenue dans ma petite cuisine expérimentale
Bienvenue dans mon labo social
Bienvenue dans ma petite cuisine expérimentale

Maintenant, bien mélanger, bien agiter et verser sur les tours, le bitume, le Canal 93
Le centre commercial, le lycée Louise Michel, les dalles
Glisser dans le four à 80 degrés, sans se brûler
Et c’est là que le plus délicat arrive
Pour que tout ça vive ensemble
Faut que ça chante, faut que ça danse, faut qu’ça baise, faut qu’ça s’invective
Faut que ça rie, faut qu’ça crie, faut qu’ça pleure, faut qu’ça vive
Alors il faut en plus soupoudrer tout ça d’un peu d’humanité
De beaucoup d’humanité
D’encore un peu d’humanité

 

Bienvenue dans mon labo social
Bienvenue dans ma petite cuisine expérimentale
Bienvenue dans mon labo social
Bienvenue dans ma petite cuisine expérimentale

La dernière prière

Coutin/Coutin - Ridacker

Ils sont venus, ils sont tous là
Dans leurs beaux habits de gala
Les petits, les grands, les riches
les pauvres, les maigres

Ils écoutent la dernière prière
L’histoire de celui qui s’en va
Survivant d’un monde d’hier
Dernier hommage avant la terre

Puis peu à peu les lumières s’éteignent
Et la nuit se fait plus noire
Les enfants pleurent
Et les mères se souviennent

L’histoire de la vie de cet être cher
Le dernier primitif sur cette terre
Juste une dernière prière
Avant que le passé ne se referme

Et puis soudain le ciel se déchire
Et la pluie tombe au milieu des éclairs
C’est comme si l’univers sombrait

Juste une dernière prière
Déjà son image est en train de s’effacer
L’histoire d’un rêve pour l’univers
Juste avant de le glisser dans la terre
Civilisation
L’histoire d’un rêve pour l’univers

Sauve moi

Coutin/Coutin - Michel

J’ai pêché
Dans des eaux trop sucrées
J’ai gouté
Les plaisir de la terreJ’ai pêché
D’avoir aimer trop aimer
Sauve moi
S’il te plait sauve moi

Sauve moi
Des attractions fatales
Sauve moi
Des vertiges de l’espace
Sauve moi
De tout ce qui est en moi
Sauve moi
S’il te plait sauve moi

J’ai cherché
Dans les livres sacrés
J’ai cherché
Ou c’est interdit d’aller
J’ai cherché
Et je n’ai trouvé que toi
Sauve moi
S’il te plait sauve moi

Sauve moi
De ces regards en errance
Sauve moi
De mes désirs mes urgences
Aide moi
Donne moi la délivrance
Sauve moi
Garde moi près de toi
Sauve moi

Poison chimique

Coutin/Coutin - Michel

C’est un poison chimique
Ca te tue, ça te nique
C’est l’amour

C’est des phéromones qui te tapent sur les hormones
Des parfums qui te crâment les reins
Des regards comme des gouffres abyssins
Des atomes qui sécessionnent

C’est un poison chimique
Ca te tue, ça te nique
C’est l’amour

C’est un poison chimique
Ca te tue, ça te nique
C’est l’amour

C’est électrique comme un orage
Un éclair dans un ciel sans nuage
Ca te charcute au creux de l’âme
Et ça te laisse les yeux sans larmes

C’est un poison chimique
Ca te tue, ça te nique
C’est l’amour

C’est magnétique et c’est scientifique
C’est destructif, c’est erratique
Comme un accélérateur de particules
Qui te mettrait le cœur en vracquitude

C’est un poison chimique
Ca te tue, ça te nique
C’est l’amour
C’est l’amour
C’est l’amour
C’est l’amour

Je t’attends

Coutin/Coutin - Michel

Assis devant l’espace
J’attends que ça se passe
J’attends
Je fais rien, je dis rien
Le vide m’emmène au loin
J’attends

J’regarde passer les nuages
Les oiseaux sur la plage
J’attends
J’attends, j’ai rien à faire
J’attends j’ai tout mon temps
J’attends

Je regarde l’air
Et je regarde le soleil
Les vagues sur la mer
Et les reflets du ciel
Sur la terre qui se dénude
Impudique et rebelle
Dans le temps si lent
Que l’éternité est un interlude
De silence où je t’attends
Car tu es la femme, tu es la mère
Tu es la maîtresse, tu es la matrice
Tu es la sœur, tu es la terre
Tu es l’univers et son contraire
Et son contraire

Assis devant le néant
J’attends que ça se passe
J’attends
Je sens rien, je vois rien
Je n’ai besoin de rien
J’attends
Je sais que tu es là
Comme l’air autour de moi
J’t’attends

Car tu es la femme, tu es la mère
Tu es la maîtresse, tu es la matrice
Tu es la sœur, tu es la terre
Tu es l’univers et son contraire,
L’univers et son contraire

Assis devant l’espace
J’attends que ça se passe
J’attends
Assis devant l’espace
J’attends que ça se passe
J’attends

J’t’attends
J’t’attends

Lexo

Coutin/Coutin

Colin Maillart
Chat perché
Cochon pendu
Tu roules dans l’mur
T’as trop joué
A qui perd part
Echec au roi
Que Dieu te damne

Et je dis hey
Je dis que ça fait mal

Cache-cache party
Poker menteur
Dame de pic
Arnaque à cœur
Gravement touché
Tout abîmé
Tu roules dans la nuit
Vers une pharmacie

Et je dis hey
Je dis que ça fait mal
Et je dis hey hey hey
Ça fait mal mal mal

De t’voir partir
Avec un type qu’a une belle tire
De t’voir filer
L’parfait amour avec un niais

Lexo Lexo Lexo
Mille bornes pour t’oublier ce s’ra pas trop
Lexo Lexo Lexo
Milles balles dans la peau du salaud
Qui t’a piqué
A ma passion
A mon affection
Ma dérégulation

Justice

Coutin/Coutin

Le grand roi des voleurs dort dans son palais
Protégé par ses juges et pas ses policiers
Pour le défendre lui et le tir aux pigeons

Justice, justice, justice
Où es-tu passée ?
Justice, justice, justice
Où es-tu cachée ?

Le grand roi des voleurs dort dans son palais
Et pourtant cette nuit, il ne trouve pas la paix
Il rêve de pardon, il rêve d’impunité
Il voudrait éviter le jugement dernier

Justice, justice, justice
Où es-tu passée ?
Justice, justice, justice
Où es-tu cachée ?

Est-ce que tu t’es sauvée de peur d’être arrêtée
Où est ce que tu n’es qu’un mot pour mieux nous aliéner
Est-ce que tu t’es cachée de peur d’être enfermée
Où est ce que tu n’es qu’un rêve pour mieux nous aliéner

Le grand roi des voleurs dort dans son palais
Entouré des copains des coquins des faquins
Et pourtant ne crois pas demain il se lèvera
Te montrera du doigt, il te condamnera

Justice, justice, justice
Où es-tu passée ?
Justice, justice, justice
Où es-tu cachée ?

Avec tes avocats pour faire passer la salade
Et tes grands commissaires les deux genoux dans la poussière
Avec tes magistrats, qui n’instruisent que leurs carrières
Et le grand roi Saint-Louis assis sous son chêne

Justice, justice, justice
Où es-tu cache ?
Justice, justice, justice
Où es-tu passée ?
Justice, justice, justice
Est ce que tu n’es qu’un mot pour mieux nous aliéner

Les voitures qui penchent

Coutin/Coutin - Michel

Y’a des jours comme ci,
Y’a des jours comme ça
Quelquefois tu peux
Quelquefois tu peux pas
Pas faute d’essayer
Pas faute d’en vouloir
Quand ça veut ça veut
Ca veut pas ça veut pas,
Y’a des hauts, y’a des bas
C’est comme ça c’est la vie

J’roule dans des voitures qui penchent
Je surfe sur des vagues oranges
Je plane
J’dérange

J’roule dans des voitures qui penchent
Je surfe sur des vagues oranges
Je plane
J’dérange, j’dérange

L’amour la haine
Le bien le mal
Je   voudrais tant savoir
J’aimerais tellement te dire
J’aurais voulu
Etre tout’c’ que t’aimes
Mais voilà j’peux pas
J’suis c’que je suis
J’ai des hauts, des bas
C’est comme ça c’est la vie

J’roule dans des voitures qui penchent
Je surfe sur des vagues oranges
Je plane
J’dérange,

Je roule dans des voitures qui penchent
Je surfe sur des vagues oranges
Je plane
J’dérange, j’dérange

Y’a des jours comme ci,
Y’a des jours comme ça
Et quelquefois tu peux
Quelquefois tu peux pas
Pas faute d’essayer
Pas faute d’en vouloir
Quand ça veut ça veut
Ca veut pas ça veut pas,
Y’a des hauts, y’a des bas
C’est comme ça c’est la vie

J’roule dans des voitures qui penchent
Je surfe sur des vagues oranges
Je plane
J’dérange

Ernest

Coutin/Coutin - Michel

Allez vas-y Ernest
Mets leur une branlée
Fumes leur ton cigare
Dans le nez
Susurres leur du Karl Marx
Au creux de l’oreille
Joues leur l’Internationale
A l’orgue de Staline

À grands coups de Kalachnikov
Et de cocktails Molotov
Montes nous un de ces buffets froids
Comme tu le faisais si bien autrefois
Allez vas-y Ernest

Mets leur la pression
Sèmes nous la zizanie
Le bordel, le fouillis
Fais sauter quelques ministères
Et deux trois Cadillac
Fais leur une petite guérilla
Montre nous le bout de ton nez rouge

À grands coups de Kalachnikov
Et de cocktails Molotov
Montes nous un de ces buffets froids
Comme tu le faisais si bien autrefois
Allez vas-y Ernest
Souris à la caméra
C’est pour la photo souvenir
Des anciens de la CIA
Il paraît même qu’à Washington
Tu leur manques parfois
Fais leur le coup du sombre héros
Fais leur ton numéro

À grands coups de Kalachnikov
Et de cocktails Molotov
Montes nous un de ces buffets froids
Comme tu le faisais si bien autrefois

Allez vas-y Ernest
Mets leur la fumée de ton cigare
Dans le nez
Allez vas-y Ernest
Mets leur la fumée de ton cigare
Dans le nez

 

S’envoler

Coutin/Coutin

Quand je t’ai vu à la télé
Tout de suite je t’ai aimé
Quand je t’ai vu à la télé
Tout de suite je t’ai aimé
J’ai voulu te parler te téléphoner
Mais tu m’a raccroché au nez

J’ai marché jusqu’à la maison
Où tu vis avec ta mère
J’ai marché jusqu’à la maison
Où tu vis avec ta mère
Le maître d’hôtel m’a juré
Que tu étais sortie pour la journée

Parfois le ciel t’abandonne
Parfois c’est la terre qui se dérobe
Parfois le désir t’empoisonne
C’est alors, il vaut mieux s’envoler
C’est alors, il vaut mieux s’envoler

Je suis allé voir mon médecin
Avec ma valise à la main
Je suis allé voir mon médecin
Docteur docteur je ne vais pas bien
Docteur docteur donnez-moi la main
Elle m’a dit de prendre mes pilules
Et que bientôt tout irait bien

Parfois le ciel t’abandonne
Parfois c’est la terre qui se dérobe
Parfois le désir t’empoisonne
C’est alors, il vaut mieux s’envoler
C’est alors, il vaut mieux s’envoler.

Parfois le ciel t’abandonne
Parfois c’est la terre qui se dérobe
Parfois le désir t’empoisonne
C’est alors, il vaut mieux s’envoler
C’est alors, il vaut mieux s’envoler
C’est alors, il vaut mieux s’envoler
C’est alors, il vaut mieux s’envoler

Le Bleu

Coutin/Coutin

LE BLEU

Laisse tomber laisse courir laisse vivre laisse mourir
Regarde autour de toi qu’est ce que tu trouves à redire
Laisse faire laisse dire laisse pleurer laisse sourire
Il nous ne restera de nous que des souvenirs

Au bout du désert t’as trouvé le désert
Le désert et le ciel si bleu dans le ciel
Et cette poussière rouge qui colle a nos pas toujours
Comme des pétales de rose sur nos amours

Laisse aller laisse aller laisse aller laisse aller
Ne t’accroche à rien, laisse partir laisse filer
Laisse le temps laisse le vent tout effacer tout enmener
Laisse aller laisse aller laisse aller laisse aller

C’est l’histoire de nous, juste l’histoire de nous
Comme livre fermé un peu n’importe ou
Entre l’début et la fin, mais après tout on s’en fout
Qu’est qu’on pouvait faire de mieux que s’aimer comme des fous

Au bout du désert t’as trouvé le désert
Le désert et le bleu du ciel si bleu dans le ciel
Et cette terre rouge qui colle a nos pas toujours
Comme des pétales de rose sur nos amours

 

 

Si t’es pas sage

Coutin/Coutin

Sans dire un mot
Sans un regard
Tu déshabilles tes poupées
Jusqu’à la nausée
Parfois tu pleures
D’autres fois tu ris
Chaque fois tu meurs
Et puis tu revis
Comme elle est drôle ta vie

Si t’es pas sage
Volage
Comme image
Sans rage
Tu s’ras punie
Au lit
Comme une baby
Punie

Devant ton miroir
Tu passes tes journées
Tu maquilles ton visage
Mais c’est pour mieux te cacher
Tu es pressée d’aimer
Tu te fais peur aussi vite
Tu ouvres la porte
Mais tu la claques tout de suite
Comme elle est drôle ta vie

Si t’es pas sage
Volage
Comme image
Sans rage
Tu s’ras punie
Au lit
Comme une baby
Punie

Assise toute seule

Coutin/Coutin

Elle baisse les yeux sur son café
Elle mord le bout d’une cigarette
On dirait qu’elle voudrait cacher
Ses doigts qui tremblent et qui s’énervent

La fille assise toute seule au fond du bar
Elle attend quelqu’un qui n’viendra pas ce soir

Elle se fabrique des idées noires
Et moi je voudrais tant savoir
Chacun des mots de son histoire
Je voudrais lire dans sa mémoire

La fille assise toute seule au fond du bar
Elle attend quelqu’un qui n’viendra pas ce soir

Les lumières s’allument dans la rue
Son maquillage coule sur ses yeux
Je sais qu’elle a peur d’avoir mal
C’est comme un rêve qui se casse

La fille assise toute seule au fond du bar
Elle attend, quelqu’un qui n’viendra plus ce soir
La fille assise toute seule au fond du bar
Ça se voit, c’est tout son corps qui lui fait mal
Quelqu’un ne viendra pas ce soir

Sarah danse

Coutin/Coutin

Je regarde entre mes jambes
Et j’attends qu’ça m’dise
D’où vient le vent
Où sont les fuites
Je regarde ton visage d’ange
Et j’attends qu’tu décides
Ce que l’on attend
Quand est ce qu’on prend la fuite

Sara quand tu danses les étoiles se penchent
Coulent sur tes hanches et se collent à toi

Et je sais, je sais, je sais
Je sais comment tout ça finira

Je lis des trucs sur les animaux
Je voudrais qu’ça m’dise
Comment vivent les hommes
Est ce que le ver est dans la pomme
J’te mate en douce quand tu suces ton pouce
Et j’attends qu’tu décides
Si on s’aime si on s’quitte
Si c’est main’t’nant tout’d’suite

Sara quand tu danses les étoiles se penchent
Coulent sur tes hanches et se collent à toi

Et je sais, je sais, je sais
Je sais comment tout ça finira

Sara quand tu danses les étoiles se penchent
Coulent sur tes hanches et se collent à toi
Sara quand tu danses les étoiles se penchent
Coulent sur tes hanches et se collent à toi

Traces d’amour

Coutin/Coutin

Rien que des traces d’amour sur des draps froissés
Toi et moi tous seuls devant la télé
Ca fait trente ans passés qu’on essaye d’enterrer le Che
C’est fou toutes ces choses qu’on n’arrête pas d’enterrer
Ho yeah

Rien que des traces d’amour sur des draps froissés
Que reste-il de nous quand le désir est passé
On est là à s’envoyer des vannes sans se regarder
Pourtant c’est sûr, on aimerait tellement s’aimer
Ho Yeah

Soudain la nuit devient trop longue
Tu ouvres la porte et tu t’en vas
Alors la nuit n’en finit pas
J’ouvre la bible et je lis le livre

Rien que des traces d’amour sur des draps froissés
C’est beau c’est inutile et je ne peux pas m’en passer
Peut-être que tes lèvres sont encore mouillées
Faudrait qu’je retrouve l’envie d’essayer
Ho yeah

Alors la nuit devient trop longue
Tu ouvres la porte et tu t’en vas
Alors la nuit n’en finit pas
J’ouvre la bible et je lis le livre
Je lis le livre

Rien que des traces d’amour sur des draps froissés
Rien que des traces d’amour sur des draps froissés
On est peu de chose tu sais
Juste des traces d’amour sur des draps froissés
Tellement peu de chose devant l’éternité
Rien que des traces d’amour
Rien que des traces d’amour

Le train qui ne revient jamais

Coutin/Coutin

Je suis là
Allongé sur mon lit
J’écoute le bruit des voitures
Qui glissent dans la nuit
Est ce qu’il m’emmènera bientôt
Le train qui s’en va loin d’ici

Je suis là
Allongé sur mon lit
J’écoute les murmures de la ville
Les rumeurs de la vie
Est ce qu’il va m’emmener bientôt
Le train qui s’en va loin d’ici

Je regarde mes souvenirs qui défilent
Comme des images qui ne veulent plus rien dire
Tous ces cauchemars mêlés de rêves inutiles
Tous ces bruits qui ne veulent pas me lâcher
Le présent qui se mélange au futur
Et le futur qui se mélange au passé
Et ce docteur qui me regarde partir sans rien dire
Et je sais que je suis enfin seul devant le ciel

Je suis là, je suis là, je suis là
Allongé sur mon lit
J’écoute le bruit des vagues
Qui viennent mourir jusqu’ici
Est ce qu’il va m’emmener bientôt
Le train qui s’en va loin d’ici
Est ce qu’il va m’emmener bientôt
Le train qui ne revient jamais

Je glisse

Coutin/Coutin

Complètement carbonisé
Azimuté
Perturbé
Touché par la foudre
Et la grâce du même coup
Terrassé, à tes genoux

Je glisse, comme c’est chic, je glisse

Dernier arrêt pipi
Avant la panne de sens
Depuis qu’je suis tout petit
J’ai la maladie des parkings-fils,

Je glisse,
Comme c’est chic, je glisse
Je glisse, glisse, glisse
Comme c’est chic, je glisse

Que tu sois
Blanc ou Black
Beurre ou Jap
Quand t’es racaille t’es racaille
Tu peux pas nier canaille

Une maille à l’endroit, et l’autre à l’envers
Je te regarde et je trouve que t’es belle
J’ai besoin de mon râteau et d’ma pelle
Faut’qu’j’passe ma commande au Père Noël

Je glisse,
Comme c’est chic, je glisse
Je glisse, glisse, glisse
Comme c’est chic, je glisse

Que tu sois
Blanc ou Black
Beurre ou Jap
Quand t’es racaille t’es racaille
Tu peux pas nier canaille

Tout le monde descend
Gare de Perpignan
Tout le monde descend
Gare de Perpignan
Gnangnangnan

J’irais mourir un jour

Coutin/Coutin

J’irais mourir un jour là où j’aurais dû vivre
Au milieu des goélands noyés de plaisir
Je serai si grand géant parmi les géants
Dans un ciel toujours bleu et sous des jours sans fin
Des femmes aux hanches lourdes viendront servir le vin
Dans des cristals noyés de larmes sans objet
Et je n’aurai plus jamais besoin de rien
Car je n’aurais plus mal et je n’aurais plus faim

J’irais mourir un jour
Là où j’aurais dû vivre

J’irais mourir un jour là où j’aurais dû vivre
Se laisser enlacer de vagues éternelles
Planer sur l’océan comme un oiseau de mer
Oublier le temps qui passe lentement
Et sans plus jamais savoir ou trouver
Le temps de goûter tous ces regrets
Je boirai sans avoir jamais à dessoûler
Tous les remords que j’aurais amassés

J’irais mourir un jour
Là où j’aurais dû vivre

Jimmie j’aime

Coutin/Coutin

Jimie Jimie Jane j’aime quand tu m’aimes
Tu sais, je sais tout de tes envies
Et cette pluie qui n’arrête pas de tomber
Comme de l’eau bénite, sur nos baisers
So Jimie Jimie Jane, comme je te comprends
Y’a qu’l’horizon ici pour garder les secrets
Y’a des fantômes autour de toi et
T’es pas sûre d’vouloir rester

Mais si un jour un jour, je m’en vais
Est ce que tu marcheras jusqu’ici
Est ce que tu t’allong’ras sur mon lit
Est ce que tu m’racont’ras ta vie
Mais si un jour un jour, je m’en vais
Est ce que tu marcheras jusqu’ici, ha ha,
Est ce que tu t’allong’ras sur mon lit
Est ce que tu m’racont’ras ta vie

Jimie Jimie Jimie Jane j’aime
J’aime comme tu m’aimes
Je sais t’as besoin d’aventure
Moi aussi j’ai connu ça c’est dur
De voler sans ailes ça c’est sûr
Mais je sais t’en as trop envie
Trop envie de découvrir le monde
Trop envie d’aimer trop envie de souffrir
Et moi j’suis fatigué

Mais si un jour un jour, je m’en vais
Est ce que tu marcheras jusqu’ici
Est ce que tu t’allong’ras sur mon lit
Est ce que tu m’racont’ras ta vie
Mais si un jour un jour je m’en vais
Est ce que tu marcheras jusqu’ici
Est ce que tu t’allong’ras sur mon lit
Est ce que tu m’racont’ras ta vie

Regarde le mur

Coutin/Coutin

Retourne-toi, regarde le mur
Tu sais ce que c’est
Ça devient dur

Retourne-toi, ferme les yeux
Pas un nuage
Sur le mur bleu

Et moi je pense au temps qui passe
Et qui ne laisse pas de traces
Tout lasse tout casse et tout s’efface
Sauf le souvenir
Des plaisirs
Sur la glace
Du mur

Retourne-toi, regarde le mur
Il fait pas chaud
Le sol est dur

Les poissons rouges dans le bocal
Comme des soldats
Morts sur une plage

Et moi je pense au temps qui passe
Qui ne laisse pas de trace
Tout lasse tout casse et tout s’efface
Sauf le souvenir des plaisirs
Sur la glace
Du mur

Je ne crois plus en rien
Et je n’attends plus rien de cette vie
Je me sens libre et je vais bien
Et si jamais je disparais
De l’autre côté du miroir
Ce n’sera jamais qu’une autre histoire
Hey, hey,
D’amour

Retourne toi, regarde le mur
Regarde le mur, ferme les yeux
Tu fermes les yeux et tu vois quoi
Tu te vois nue dans le miroir
Tu vas tomber au champ d’honneur
Comme un soldat de la liberté
Fusillé par un soir d’été
Dans le désert des sentiments
Sans autre forme de procès
Sans autre prière que celle d’un poisson mort
Sur une plage

N’oublie pas (De ne pas m’oublier)

Coutin/Coutin

Quand le jour se lève
Au-dessus de la ville
J’ai dans mes rêves
Une case de vide
J’pense à toi
C’est comme si je saignais
Quand au bord de ma route
Il pleut des coups au cœur
Seul devant mes doutes
Comme un vieux boxeur
J’pense à toi
C’est comme si je saignais

N’oublie pas
De pas m’oublier
N’oublie pas
De pas m’oublier

Et devant tous ces gens
Qui visitent en riant
Ce coin de solitude
Qui s’appelle ma vie
J’pense à toi
C’est comme si je saignais

N’oublie pas
De pas m’oublier
N’oublie pas
De pas m’oublier
N’oublie pas
De pas m’oublier
N’oublie pas
De pas m’oublier

Faut que tu sois un ange

Coutin/Coutin

Faut qu’tu sois un ange pour marcher comme ça dans cette rue
Au milieu des dealers des putains des perdus
Faut qu’tu sois un ange pour venir me chercher quand j’me perds
Dans les bars de misère à deux pas de l’enfer

Faut qu’tu sois un ange
Pour m’aimer
Faut qu’tu sois un ange
Pour rester
Faut qu’tu sois un ange pour m’dire oui
Quand j’veux pas dormir tout seul la nuit

Faut qu’tu sois un ange pour qu’ta bouche ait ce goût
Comme un peu de sucre de sugar magnolia
Faut qu’tu sois un ange pour faire l’amour quand tu le l’fais
T’es comme une étoile tombée sur mon coin de pavé

Faut qu’tu sois un ange
Pour m’aimer
Faut qu’tu sois un ange
Pour rester
Faut qu’tu sois un ange pour m’dire oui
Quand j’ai peur de rester tout seul la nuit

Les anges de poussière

Coutin/Bouvot

J’avançais sur cette route
J’étais tranquille, je cherchais rien
J’avais juste un petit doute
Sur le temps qu’il ferait demain
Il arrivait de Damas
Par le sentier des pèlerins
Il m’a dit faut que je passe
Le seigneur est mon chemin
Si le démon est un ange
Chassé du paradis
Et si l’amour dérange
Je veux m’en aller d’ici

Les anges de poussière
Ou les anges du ciel
Qui peut parler pour Dieu
Sur cette terre
Parler pour Dieu
Sur cette terre

Je lui ai fait remarquer
Qu’il avançait sur ces deux genoux
Qu’il serait plus vite arrivé
S’il voulait bien se mettre debout
Il a pris le ciel à témoin
Et il m’a promis l’enfer
Pour avoir aimer la chair
Sans repentir au matin
Ou les anges de poussière
Ou les anges du ciel
Qui peut parler pour Dieu
Sur cette terre
Parler pour Dieu
Sur cette terre

Sexy Suzy

coutin/Bouvot

Je marche toujours
Mais je suis plus seul, maman
Y’a une fille qui me suit
Une poupée de vinyle
Je marche toujours
Mais je suis plus seul
Ses yeux verts sont grands ouvert
Elle dit pas que mes jeux sont pervers
Non elle ne dit pas

Hou Sexy Suzy,
Elle me dit toujours oui

J’marche toujours mais je suis plus seul, maman
Dans les hôtels ou je vis
Elle est là elle me suit
Je marche toujours mais je suis plus seul, maman
Elle est jamais mal dans sa tête
Elle dit rien mais je sais
Je sais qu’elle m’aime

Hou Sexy Suzy,
Elle me dit toujours oui

Ou tu veux et quand tu veux (Rock’n’roll)

Coutin/Coutin

Y’a des fusils sur la table
Des femmes allongées par terre
Des étoiles dans la poussière
Y’a des madones des sleepings
Qui l’œil mouillé par le spleen
Dans de noires limousines
Lente-lentement cheminent

Et toi t’es la au milieu de tout ça
Tu sais pas c’que tu fais là
Tu dis qu’cette ville est vraiment folle
Tu dis qu’cette ville est rock’n’roll

Y’a des soldats qui se saoulent
Et de la bière qui coule
Y’a des ministres qui se cherchent
Dans des positions perverses
Et y’a cette fille en mini-jupe
Qui te regarde et qui te dit
Viens voir derrière le miroir
Viens voir vers la sortie
C’est ou tu veux et quand tu veux

Et toi t’es la au milieu de tout ça
Tu sais pas c’que tu fais là
Tu dis qu’cette ville est vraiment folle
Tu dis qu’cette ville est rock’n’roll

C’est ou tu veux et quand tu veux
C’est ou tu veux et quand tu veux

Le temps change en mieux

Coutin/Bouvot

C’est le matin
Tout va bien
Les gens dansent nu
Dans la rue
Le soleil est là
C’est comme ça
Encore envie de toi
Encore une fois

Et j’dis qu’le temps change en mieux
Et j’dis qu’le temps change en mieux

J’enfile un jean
Et je sors
Une fille me sourit
J’aime la vie
Tu s’rais pas nouvelle
Dans l’quartier
Quand j’sors mes poubelles
J’ t’ai pas r’marquée

Et j’dis qu’le temps change en mieux
Et j’dis qu’le temps change en mieux

Hey
Qu’est ce que j’entends qui fait c’bruit là
On dirait
C’est comme un empire qui s’écroule
C’est comme ça
On dirait les cris d’une foule
Hey
Le temps change en mieux cette fois

Et j’dis qu’le temps change en mieux
Et j’dis qu’le temps change en mieux
Et j’dis qu’le temps change en mieux
Et j’dis qu’le temps change en mieux

Tout pour faire la guerre

Coutin/Colline

On a des revolvers qui sont de méchantes mécaniques
On a des bazookas qui font des trous grands comme ça
On a de foutus missiles qui tapent en plein dans le mille
On a tout ça, on a tout ça on l’a
On a des fantassins qui ne mangent pas de pain
On a des politiciens qui n’ont vraiment peur de rien
On a des tas d’généraux qui f’ront de parfaits héros
On a tout ça, on a tout ça on l’a

On a tout pour faire la guerre
On a tout pour faire la guerre

On va faire sauter des ponts, on va piller des maisons
On va brûler des villes, on va inonder les sillons
On va tirer sur tout’c’qui bouge avant même que ça bouge
On va faire tout ça on va
On va violer des femmes, on va étrangler des enfants
On va faire du savon avec la graisse de tous ces cons
On va mettre la terre à feu et à sang
On va faire tout ça on va

On a tout pour faire la guerre
On a tout pour faire la guerre

Fais moi jouir

coutin/Coutin

Tu ouvres la porte et tu tombes la veste
Sur tes cuisses le cuir brille à la lune
Tu me regardes et tu ne dis rien
T’allumes une cigarette, une cigarette et tu fumes
Ton parfum flotte dans la nuit jusqu’au pied
Jusqu’au pied de mon lit
Tu ronronnes, tu ronronnes et tu miaules
Comme une chatte en folie et tu me dis

Jouir fais moi jouir fais moi jouir
Encore une fois
Ho ye ye ye
Jouir fais moi jouir fais moi jouir
Encore une fois
Ho ye ye ye

J’entends le zip de ta fermeture éclair et ton pas lourd
Et ton pas lourd sur le plancher
Tes ongles me déchirent la peau
Et ton souffle me brûle les lèvres
Alors tu écartes les jambes et tu gémis
Quand j’y pose ma langue
Et, dans la chaleur de ma bouche ton sexe se met
Ton sexe se met à danser et tu me dis tu me dis

Jouir fais moi jouir fais moi jouir
Encore une fois
Ho ye ye ye
Jouir fais moi jouir fais moi jouir
Encore une fois
Ho ye ye ye