Archives par mot-clé : album Le Bleu

Ni Dieu, ni maître

Coutin/Coutin

Pas un nuage dans le sky
Je marche sans m’demander why
Dans la ville de fer et de féraille
On se prosterne vaille que vaille

Ni Dieu ni maître
Pas d’autre hôtel que ton corps de DS
Sans foi ni loi rien qui ne blesse
Ni Dieu ni maître

Allongé dans mon divan de sky
Je n’me demande même plus why
Mes rêves s’égarent dans les mailles
Des torpeurs de ton corps canaille

Ni Dieu ni maître
Pas d’autre hôtel que ton corps de DS
Sans foi ni loi rien qui ne blesse
Ni Dieu ni maître

Defoncé complétement fractaille
Dans les vapeurs d’un verre de sky
Je pense à toi j’ai l’cœur chicktaille
Je n’vénere que ton corps canaille

Ni Dieu ni maître
Pas d’autre hôtel que ton corps de DS
Sans foi ni loi rien qui ne blesse
Ni Dieu ni maître

Ni Dieu ni maître
Ni Dieu ni maître

 

Labo social

Coutin/Coutin

Bienvenue dans mon labo social
Bienvenue dans ma petite cuisine expérimentale

Allez venez entrez Messieurs Dames
Asseyez vous, venez voir, venez goûter apprécier
Les recettes du troisième millénaire
Vous prenez 300 grammes de Beurs et 300 grammes de Blacks
Du jaune et du blanc d’oeuf
Vous mélangez tout ça et vous laissez, vous laissez reposer

Bienvenue dans mon labo social
Bienvenue dans ma petite cuisine expérimentale

Vous ajoutez un champion de boxe
Un espoir du tennis, une fille qui court vite
Vous n’oubliez pas un Polonais, un Roumain, un Vietnamien, un Berbère, trois Africains,
Un Turc, un Pakistanais, un Portugais, un Américain du sud, un Américain du centre deux Rastas et un Indien, bref ce que vous avez sous la main, et vous laissez reposer

Bienvenue dans mon labo social
Bienvenue dans ma petite cuisine expérimentale

Vous laissez mijoter et vous assaisonnez
Avec 1 Sikh, 2 Musulmans, 2 Bouddhistes
Un Askenaze, un Sépharade,
Et quelques Chrétiens, peu Orthodoxe ou pas, Protestant, Reformés, Baptistes
Suivant la saison et le marché
Tout cela nous fera des filles superbes et de beaux garçons, bronzés toute l’année

Bienvenue dans mon labo social
Bienvenue dans ma petite cuisine expérimentale
Bienvenue dans mon labo social
Bienvenue dans ma petite cuisine expérimentale

Vous mettez au milieu un tribunal de grande instance
Un préfet aux champs et un commissariat flambant neuf
Car vous savez, c’est comme dans toutes les expériences
La chimie des corps et la physique des masses
Parfois ça casse, parfois ça passe

Vous prenez un maire Coco, deux Verts et trois Socialos
Vous ajoutez deux verres de rosé et vous faite revenir
Doucement, sans faire bouillir ni déborder
N’oubliez pas le maire Coco, sans lui ça peut pas marcher

Bienvenue dans mon labo social
Bienvenue dans ma petite cuisine expérimentale
Bienvenue dans mon labo social
Bienvenue dans ma petite cuisine expérimentale

Maintenant, bien mélanger, bien agiter et verser sur les tours, le bitume, le Canal 93
Le centre commercial, le lycée Louise Michel, les dalles
Glisser dans le four à 80 degrés, sans se brûler
Et c’est là que le plus délicat arrive
Pour que tout ça vive ensemble
Faut que ça chante, faut que ça danse, faut qu’ça baise, faut qu’ça s’invective
Faut que ça rie, faut qu’ça crie, faut qu’ça pleure, faut qu’ça vive
Alors il faut en plus soupoudrer tout ça d’un peu d’humanité
De beaucoup d’humanité
D’encore un peu d’humanité

Bienvenue dans mon labo social
Bienvenue dans ma petite cuisine expérimentale
Bienvenue dans mon labo social
Bienvenue dans ma petite cuisine expérimentale

La dernière prière

Coutin/Coutin - Ridacker

Ils sont venus, ils sont tous là
Dans leurs beaux habits de gala
Les petits, les grands, les riches
les pauvres, les maigres

Ils écoutent la dernière prière
L’histoire de celui qui s’en va
Survivant d’un monde d’hier
Dernier hommage avant la terre

Puis peu à peu les lumières s’éteignent
Et la nuit se fait plus noire
Les enfants pleurent
Et les mères se souviennent

L’histoire de la vie de cet être cher
Le dernier primitif sur cette terre
Juste une dernière prière
Avant que le passé ne se referme

Et puis soudain le ciel se déchire
Et la pluie tombe au milieu des éclairs
C’est comme si l’univers sombrait

Juste une dernière prière
Déjà son image est en train de s’effacer
L’histoire d’un rêve pour l’univers
Juste avant de le glisser dans la terre
Civilisation
L’histoire d’un rêve pour l’univers

Sauve-moi

Coutin/Coutin - Michel

J’ai pêché
Dans des eaux trop sucrées
J’ai gouté
Les plaisir de la terreJ’ai pêché
D’avoir aimer trop aimer
Sauve-moi
S’il te plait sauve moi

Sauve-moi
Des attractions fatales
Sauve-moi
Des vertiges de l’espace
Sauve- moi
De tout ce qui est en moi
Sauve-moi
S’il te plait sauve moi

J’ai cherché
Dans les livres sacrés
J’ai cherché
Ou c’est interdit d’aller
J’ai cherché
Et je n’ai trouvé que toi
Sauve-moi
S’il te plait sauve moi

Sauve-moi
De ces regards en errance
Sauve-moi
De mes désirs mes urgences
Aide-moi
Donne moi la délivrance
Sauve-moi
Garde moi près de toi
Sauve-moi

Poison chimique

Coutin/Coutin - Michel

C’est un poison chimique
Ca te tue, ça te nique
C’est l’amour

C’est des phéromones qui te tapent sur les hormones
Des parfums qui te crament les reins
Des regards comme des gouffres abyssins
Des atomes qui sécessionnent

C’est un poison chimique
Ca te tue, ça te nique
C’est l’amour

C’est un poison chimique
Ca te tue, ça te nique
C’est l’amour

C’est électrique comme un orage
Un éclair dans un ciel sans nuage
Ca te charcute au creux de l’âme
Et ça te laisse les yeux sans larmes

C’est un poison chimique
Ca te tue, ça te nique
C’est l’amour

C’est magnétique et c’est scientifique
C’est destructif, c’est erratique
Comme un accélérateur de particules
Qui te mettrait le cœur en vracquitude

C’est un poison chimique
Ca te tue, ça te nique
C’est l’amour
C’est l’amour
C’est l’amour
C’est l’amour

Je t’attends

Coutin/Coutin - Michel

Assis devant l’espace
J’attends que ça se passe
J’attends
Je fais rien, je dis rien
Le vide m’emmène au loin
J’attends

J’regarde passer les nuages
Les oiseaux sur la plage
J’attends
J’attends, j’ai rien à faire
J’attends j’ai tout mon temps
J’attends

Je regarde l’air
Et je regarde le soleil
Les vagues sur la mer
Et les reflets du ciel
Sur la terre qui se dénude
Impudique et rebelle
Dans le temps si lent
Que l’éternité est un interlude
De silence où je t’attends
Car tu es la femme, tu es la mère
Tu es la maîtresse, tu es la matrice
Tu es la sœur, tu es la terre
Tu es l’univers et son contraire
Et son contraire

Assis devant le néant
J’attends que ça se passe
J’attends
Je sens rien, je vois rien
Je n’ai besoin de rien
J’attends
Je sais que tu es là
Comme l’air autour de moi
J’t’attends

Car tu es la femme, tu es la mère
Tu es la maîtresse, tu es la matrice
Tu es la sœur, tu es la terre
Tu es l’univers et son contraire,
L’univers et son contraire

Assis devant l’espace
J’attends que ça se passe
J’attends
Assis devant l’espace
J’attends que ça se passe
J’attends

J’t’attends
J’t’attends

Lexo

Coutin/Coutin

Colin Maillart
Chat perché
Cochon pendu
Tu roules dans l’mur
T’as trop joué
A qui perd part
Echec au roi
Que Dieu te damne

Et je dis hey
Je dis que ça fait mal

Cache-cache party
Poker menteur
Dame de pic
Arnaque à cœur
Gravement touché
Tout abîmé
Tu roules dans la nuit
Vers une pharmacie

Et je dis hey
Je dis que ça fait mal
Et je dis hey hey hey
Ça fait mal mal mal

De t’voir partir
Avec un type qu’a une belle tire
De t’voir filer
L’parfait amour avec un niais

Lexo Lexo Lexo
Mille bornes pour t’oublier ce s’ra pas trop
Lexo Lexo Lexo
Milles balles dans la peau du salaud
Qui t’a piqué
A ma passion
A mon affection
Ma dérégulation

Justice

Coutin/Coutin

Le grand roi des voleurs dort dans son palais
Protégé par ses juges et pas ses policiers
Pour le défendre lui et le tir aux pigeons

Justice, justice, justice
Où es-tu passée ?
Justice, justice, justice
Où es-tu cachée ?

Le grand roi des voleurs dort dans son palais
Et pourtant cette nuit, il ne trouve pas la paix
Il rêve de pardon, il rêve d’impunité
Il voudrait éviter le jugement dernier

Justice, justice, justice
Où es-tu passée ?
Justice, justice, justice
Où es-tu cachée ?

Est-ce que tu t’es sauvée de peur d’être arrêtée
Où est ce que tu n’es qu’un mot pour mieux nous aliéner
Est-ce que tu t’es cachée de peur d’être enfermée
Où est ce que tu n’es qu’un rêve pour mieux nous aliéner

Le grand roi des voleurs dort dans son palais
Entouré des copains des coquins des faquins
Et pourtant ne crois pas demain il se lèvera
Te montrera du doigt, il te condamnera

Justice, justice, justice
Où es-tu passée ?
Justice, justice, justice
Où es-tu cachée ?

Avec tes avocats pour faire passer la salade
Et tes grands commissaires les deux genoux dans la poussière
Avec tes magistrats, qui n’instruisent que leurs carrières
Et le grand roi Saint-Louis assis sous son chêne

Justice, justice, justice
Où es-tu cache ?
Justice, justice, justice
Où es-tu passée ?
Justice, justice, justice
Est ce que tu n’es qu’un mot pour mieux nous aliéner

Les voitures qui penchent

Coutin/Coutin - Michel

Y’a des jours comme ci,
Y’a des jours comme ça
Quelquefois tu peux
Quelquefois tu peux pas
Pas faute d’essayer
Pas faute d’en vouloir
Quand ça veut ça veut
Ca veut pas ça veut pas,
Y’a des hauts, y’a des bas
C’est comme ça c’est la vie

J’roule dans des voitures qui penchent
Je surfe sur des vagues oranges
Je plane
J’dérange

J’roule dans des voitures qui penchent
Je surfe sur des vagues oranges
Je plane
J’dérange, j’dérange

L’amour la haine
Le bien le mal
Je   voudrais tant savoir
J’aimerais tellement te dire
J’aurais voulu
Etre tout’c’ que t’aimes
Mais voilà j’peux pas
J’suis c’que je suis
J’ai des hauts, des bas
C’est comme ça c’est la vie

J’roule dans des voitures qui penchent
Je surfe sur des vagues oranges
Je plane
J’dérange,

Je roule dans des voitures qui penchent
Je surfe sur des vagues oranges
Je plane
J’dérange, j’dérange

Y’a des jours comme ci,
Y’a des jours comme ça
Et quelquefois tu peux
Quelquefois tu peux pas
Pas faute d’essayer
Pas faute d’en vouloir
Quand ça veut ça veut
Ca veut pas ça veut pas,
Y’a des hauts, y’a des bas
C’est comme ça c’est la vie

J’roule dans des voitures qui penchent
Je surfe sur des vagues oranges
Je plane
J’dérange

Ernest

Coutin/Coutin - Michel

Allez vas-y Ernest
Mets leur une branlée
Fumes leur ton cigare
Dans le nez
Susurres leur du Karl Marx
Au creux de l’oreille
Joues leur l’Internationale
A l’orgue de Staline

À grands coups de Kalachnikov
Et de cocktails Molotov
Montes nous un de ces buffets froids
Comme tu le faisais si bien autrefois
Allez vas-y Ernest

Mets leur la pression
Sèmes nous la zizanie
Le bordel, le fouillis
Fais sauter quelques ministères
Et deux trois Cadillac
Fais leur une petite guérilla
Montre nous le bout de ton nez rouge

À grands coups de Kalachnikov
Et de cocktails Molotov
Montes nous un de ces buffets froids
Comme tu le faisais si bien autrefois
Allez vas-y Ernest
Souris à la caméra
C’est pour la photo souvenir
Des anciens de la CIA
Il paraît même qu’à Washington
Tu leur manques parfois
Fais leur le coup du sombre héros
Fais leur ton numéro

À grands coups de Kalachnikov
Et de cocktails Molotov
Montes nous un de ces buffets froids
Comme tu le faisais si bien autrefois

Allez vas-y Ernest
Mets leur la fumée de ton cigare
Dans le nez
Allez vas-y Ernest
Mets leur la fumée de ton cigare
Dans le nez

 

S’envoler

Coutin/Coutin

Quand je t’ai vu à la télé
Tout de suite je t’ai aimé
Quand je t’ai vu à la télé
Tout de suite je t’ai aimé
J’ai voulu te parler te téléphoner
Mais tu m’as raccroché au nez

J’ai marché jusqu’à la maison
Où tu vis avec ta mère
J’ai marché jusqu’à la maison
Où tu vis avec ta mère
Le maître d’hôtel m’a juré
Que tu étais sortie pour la journée

Parfois le ciel t’abandonne
Parfois c’est la terre qui se dérobe
Parfois le désir t’empoisonne
C’est alors, il vaut mieux s’envoler
C’est alors, il vaut mieux s’envoler

Je suis allé voir mon médecin
Avec ma valise à la main
Je suis allé voir mon médecin
Docteur docteur je ne vais pas bien
Docteur docteur donnez-moi la main
Elle m’a dit de prendre mes pilules
Et que bientôt tout irait bien

Parfois le ciel t’abandonne
Parfois c’est la terre qui se dérobe
Parfois le désir t’empoisonne
C’est alors, il vaut mieux s’envoler
C’est alors, il vaut mieux s’envoler.

Parfois le ciel t’abandonne
Parfois c’est la terre qui se dérobe
Parfois le désir t’empoisonne
C’est alors, il vaut mieux s’envoler
C’est alors, il vaut mieux s’envoler
C’est alors, il vaut mieux s’envoler
C’est alors, il vaut mieux s’envoler

Le Bleu

Coutin/Coutin

Laisse tomber laisse courir laisse vivre laisse mourir
Regarde autour de toi qu’est ce que tu trouves à redire
Laisse faire laisse dire laisse pleurer laisse sourire
Il nous ne restera de nous que des souvenirs

Au bout du désert t’as trouvé le désert
Le désert et le ciel si bleu dans le ciel
Et cette poussière rouge qui colle à nos pas toujours
Comme des pétales de rose sur nos amours

Laisse aller laisse aller laisse aller laisse aller
Ne t’accroche à rien, laisse partir laisse filer
Laisse le temps laisse le vent tout effacer tout emmener
Laisse aller laisse aller laisse aller laisse aller

C’est l’histoire de nous, juste l’histoire de nous
Comme livre fermé un peu n’importe ou
Entre l’début et la fin, mais après tout on s’en fout
Qu’est qu’on pouvait faire de mieux que s’aimer comme des fous

Au bout du désert t’as trouvé le désert
Le désert et le bleu du ciel si bleu dans le ciel
Et cette terre rouge qui colle a nos pas toujours
Comme des pétales de rose sur nos amours