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Si t’es pas sage

Coutin/Coutin

Sans dire un mot
Sans un regard
Tu déshabilles tes poupées
Jusqu’à la nausée
Parfois tu pleures
D’autres fois tu ris
Chaque fois tu meurs
Et puis tu revis
Comme elle est drôle ta vie

Si t’es pas sage
Volage
Comme image
Sans rage
Tu s’ras punie
Au lit
Comme une baby
Punie

Devant ton miroir
Tu passes tes journées
Tu maquilles ton visage
Mais c’est pour mieux te cacher
Tu es pressée d’aimer
Tu te fais peur aussi vite
Tu ouvres la porte
Mais tu la claques tout de suite
Comme elle est drôle ta vie

Si t’es pas sage
Volage
Comme image
Sans rage
Tu s’ras punie
Au lit
Comme une baby
Punie

Assise toute seule

Coutin/Coutin

Elle baisse les yeux sur son café
Elle mord le bout d’une cigarette
On dirait qu’elle voudrait cacher
Ses doigts qui tremblent et qui s’énervent

La fille assise toute seule au fond du bar
Elle attend quelqu’un qui n’viendra pas ce soir

Elle se fabrique des idées noires
Et moi je voudrais tant savoir
Chacun des mots de son histoire
Je voudrais lire dans sa mémoire

La fille assise toute seule au fond du bar
Elle attend quelqu’un qui n’viendra pas ce soir

Les lumières s’allument dans la rue
Son maquillage coule sur ses yeux
Je sais qu’elle a peur d’avoir mal
C’est comme un rêve qui se casse

La fille assise toute seule au fond du bar
Elle attend, quelqu’un qui n’viendra plus ce soir
La fille assise toute seule au fond du bar
Ça se voit, c’est tout son corps qui lui fait mal
Quelqu’un ne viendra pas ce soir

Sara danse

Coutin/Coutin

Je regarde entre mes jambes
Et j’attends qu’ça m’dise
D’où vient le vent
Où sont les fuites
Je regarde ton visage d’ange
Et j’attends qu’tu décides
Ce que l’on attend
Quand est ce qu’on prend la fuite

Sara quand tu danses les étoiles se penchent
Coulent sur tes hanches et se collent à toi

Et je sais, je sais, je sais
Je sais comment tout ça finira

Je lis des trucs sur les animaux
Je voudrais qu’ça m’dise
Comment vivent les hommes
Est ce que le ver est dans la pomme
J’te mate en douce quand tu suces ton pouce
Et j’attends qu’tu décides
Si on s’aime si on s’quitte
Si c’est main’t’nant tout’d’suite

Sara quand tu danses les étoiles se penchent
Coulent sur tes hanches et se collent à toi

Et je sais, je sais, je sais
Je sais comment tout ça finira

Sara quand tu danses les étoiles se penchent
Coulent sur tes hanches et se collent à toi
Sara quand tu danses les étoiles se penchent
Coulent sur tes hanches et se collent à toi

Traces d’amour

Coutin/Coutin

Rien que des traces d’amour sur des draps froissés
Toi et moi tous seuls devant la télé
Ca fait trente ans passés qu’on essaye d’enterrer le Che
C’est fou toutes ces choses qu’on n’arrête pas d’enterrer
Ho yeah

Rien que des traces d’amour sur des draps froissés
Que reste-il de nous quand le désir est passé
On est là à s’envoyer des vannes sans se regarder
Pourtant c’est sûr, on aimerait tellement s’aimer
Ho Yeah

Soudain la nuit devient trop longue
Tu ouvres la porte et tu t’en vas
Alors la nuit n’en finit pas
J’ouvre la bible et je lis le livre

Rien que des traces d’amour sur des draps froissés
C’est beau c’est inutile et je ne peux pas m’en passer
Peut-être que tes lèvres sont encore mouillées
Faudrait qu’je retrouve l’envie d’essayer
Ho yeah

Alors la nuit devient trop longue
Tu ouvres la porte et tu t’en vas
Alors la nuit n’en finit pas
J’ouvre la bible et je lis le livre
Je lis le livre

Rien que des traces d’amour sur des draps froissés
Rien que des traces d’amour sur des draps froissés
On est peu de chose tu sais
Juste des traces d’amour sur des draps froissés
Tellement peu de chose devant l’éternité
Rien que des traces d’amour
Rien que des traces d’amour

Le train qui ne revient jamais

Coutin/Coutin

Je suis là
Allongé sur mon lit
J’écoute le bruit des voitures
Qui glissent dans la nuit
Est ce qu’il m’emmènera bientôt
Le train qui s’en va loin d’ici

Je suis là
Allongé sur mon lit
J’écoute les murmures de la ville
Les rumeurs de la vie
Est ce qu’il va m’emmener bientôt
Le train qui s’en va loin d’ici

Je regarde mes souvenirs qui défilent
Comme des images qui ne veulent plus rien dire
Tous ces cauchemars mêlés de rêves inutiles
Tous ces bruits qui ne veulent pas me lâcher
Le présent qui se mélange au futur
Et le futur qui se mélange au passé
Et ce docteur qui me regarde partir sans rien dire
Et je sais que je suis enfin seul devant le ciel

Je suis là, je suis là, je suis là
Allongé sur mon lit
J’écoute le bruit des vagues
Qui viennent mourir jusqu’ici
Est ce qu’il va m’emmener bientôt
Le train qui s’en va loin d’ici
Est ce qu’il va m’emmener bientôt
Le train qui ne revient jamais

Je glisse

Coutin/Coutin

Complètement carbonisé
Azimuté
Perturbé
Touché par la foudre
Et la grâce du même coup
Terrassé, à tes genoux

Je glisse, comme c’est chic, je glisse

Dernier arrêt pipi
Avant la panne de sens
Depuis qu’je suis tout petit
J’ai la maladie des parkings-fils,

Je glisse,
Comme c’est chic, je glisse
Je glisse, glisse, glisse
Comme c’est chic, je glisse

Que tu sois
Blanc ou Black
Beurre ou Jap
Quand t’es racaille t’es racaille
Tu peux pas nier canaille

Une maille à l’endroit, et l’autre à l’envers
Je te regarde et je trouve que t’es belle
J’ai besoin de mon râteau et d’ma pelle
Faut’qu’j’passe ma commande au Père Noël

Je glisse,
Comme c’est chic, je glisse
Je glisse, glisse, glisse
Comme c’est chic, je glisse

Que tu sois
Blanc ou Black
Beurre ou Jap
Quand t’es racaille t’es racaille
Tu peux pas nier canaille

Tout le monde descend
Gare de Perpignan
Tout le monde descend
Gare de Perpignan
Gnangnangnan

J’irais mourir un jour

Coutin/Coutin

J’irais mourir un jour là où j’aurais dû vivre
Au milieu des goélands noyés de plaisir
Je serai si grand géant parmi les géants
Dans un ciel toujours bleu et sous des jours sans fin
Des femmes aux hanches lourdes viendront servir le vin
Dans des cristals noyés de larmes sans objet
Et je n’aurai plus jamais besoin de rien
Car je n’aurais plus mal et je n’aurais plus faim

J’irais mourir un jour
Là où j’aurais dû vivre

J’irais mourir un jour là où j’aurais dû vivre
Se laisser enlacer de vagues éternelles
Planer sur l’océan comme un oiseau de mer
Oublier le temps qui passe lentement
Et sans plus jamais savoir ou trouver
Le temps de goûter tous ces regrets
Je boirai sans avoir jamais à dessoûler
Tous les remords que j’aurais amassés

J’irais mourir un jour
Là où j’aurais dû vivre

Jimmie j’aime

Coutin/Coutin

Jimie Jimie Jane j’aime quand tu m’aimes
Tu sais, je sais tout de tes envies
Et cette pluie qui n’arrête pas de tomber
Comme de l’eau bénite, sur nos baisers
So Jimie Jimie Jane, comme je te comprends
Y’a qu’l’horizon ici pour garder les secrets
Y’a des fantômes autour de toi et
T’es pas sûre d’vouloir rester

Mais si un jour un jour, je m’en vais
Est ce que tu marcheras jusqu’ici
Est ce que tu t’allong’ras sur mon lit
Est ce que tu m’racont’ras ta vie
Mais si un jour un jour, je m’en vais
Est ce que tu marcheras jusqu’ici, ha ha,
Est ce que tu t’allong’ras sur mon lit
Est ce que tu m’racont’ras ta vie

Jimie Jimie Jimie Jane j’aime
J’aime comme tu m’aimes
Je sais t’as besoin d’aventure
Moi aussi j’ai connu ça c’est dur
De voler sans ailes ça c’est sûr
Mais je sais t’en as trop envie
Trop envie de découvrir le monde
Trop envie d’aimer trop envie de souffrir
Et moi j’suis fatigué

Mais si un jour un jour, je m’en vais
Est ce que tu marcheras jusqu’ici
Est ce que tu t’allong’ras sur mon lit
Est ce que tu m’racont’ras ta vie
Mais si un jour un jour je m’en vais
Est ce que tu marcheras jusqu’ici
Est ce que tu t’allong’ras sur mon lit
Est ce que tu m’racont’ras ta vie

Regarde le mur

Coutin/Coutin

Retourne-toi, regarde le mur
Tu sais ce que c’est
Ça devient dur

Retourne-toi, ferme les yeux
Pas un nuage
Sur le mur bleu

Et moi je pense au temps qui passe
Et qui ne laisse pas de traces
Tout lasse tout casse et tout s’efface
Sauf le souvenir
Des plaisirs
Sur la glace
Du mur

Retourne-toi, regarde le mur
Il fait pas chaud
Le sol est dur

Les poissons rouges dans le bocal
Comme des soldats
Morts sur une plage

Et moi je pense au temps qui passe
Qui ne laisse pas de trace
Tout lasse tout casse et tout s’efface
Sauf le souvenir des plaisirs
Sur la glace
Du mur

Je ne crois plus en rien
Et je n’attends plus rien de cette vie
Je me sens libre et je vais bien
Et si jamais je disparais
De l’autre côté du miroir
Ce n’sera jamais qu’une autre histoire
Hey, hey,
D’amour

Retourne-toi, regarde le mur
Regarde le mur, ferme les yeux
Tu fermes les yeux et tu vois quoi
Tu te vois nue dans le miroir
Tu vas tomber au champ d’honneur
Comme un soldat de la liberté
Fusillé par un soir d’été
Dans le désert des sentiments
Sans autre forme de procès
Sans autre prière que celle d’un poisson mort
Sur une plage

Frustration (Je drague)

Coutin/Coutin

Je drague les mères solitaires
Dans les jardins d’acclimatation
Entre le singe et la panthère
Je m’ennuie sans passion
Je voyage d’un port à l’autre
Au grès des courants des saisons
Comme ces oiseaux qui s’ils se posaient
Ne pourraient plus s’envoler

Et parfois je pense à toi, Frustration
Comme on le fait des murs de sa prison
Après la libération

Je erre je erre le long des quais
D’où les bateaux s’en vont
Vers quelles destinations
Un jour, steamer je partirais
Comme un marin titube
Aux vertiges de l’horizon
J’use et j’abuse des plaisirs du sexe des femmes et des lambeaux de désirs
De ces vagues de l’âme, c’est sur, je me damne

Et puis parfois je pense à toi Frustration
Comme on le peut des murs de sa prison
Après la libération

Je grignote des cacahuètes à la terrasse du bar des Mouettes
J’enfile sans hâte les Martini et je regarde passer les filles
Les seins de glace les regards froids comme l’océan derrière la plage
De l’acier gris sous les nuages de cet acier dont sont les lames 
Dans la plaie sèche des bleues à l’âme

Et puis parfois je pense à toi Frustration
Comme on le peut des murs de sa prison
Après la libération

Je drague les mères solitaires
Dans les jardins d’acclimatation
J’offre des bonbons à des bambins et je rentre en lévitation
Je pose la question de savoir si pour de vrai
Les femmes savent aimer et je répond que non

Et parfois je pense à toi Frustration
Comme on le peut des murs de sa prison
Longtemps près la libération

Je drague les mères solitaires
Dans les jardins d’acclimatation
Je drague les mères solitaires
Dans les jardins d’acclimatation
Je drague je drague les mères solitaires
Dans les jardins d’acclimatation