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Gonzaï – mars 2013

Gonzaï est sans doute l’un des plus ancien magazine web et certainement le plus excitant. Ils viennent de publier sous la plume de ROSARIO LIGAMMARI, l’interview quasi définitif de COUTIN…

Rythme haine blues

Bande son populaire de l’été intemporel, « J’aime Regarder les filles » fut un accident à l’envers, sans doute, une courbature, un beau torticolis, vu le sujet, dans la carrière d’un homme qui voulait être avant tout un héros très discret. Patrick Coutin, cantonné dans le rang du chanteur à succès… La classe ou la poisse ?

Rock star mais accessible-proche-du-peuple et aux antipodes d’une quelconque branchitude, Patrick Coutin est sur la corde raide entre le bon et le mauvais goût, électron libre et en même temps dépendant malgré lui de ce putain de morceau (au sens super titre et au sens qui lui colle à la peau, comme de la crème solaire en tube) qu’est J’aime regarder les filles, morceau ensoleillé qui, sur le restant de sa discographie, lui aura clairement fait de l’ombre.

Préliminaires. Notre homme est d’abord passé par la petite porte de la rock critic. Puis de remplacer le stylo par le micro, ou encore le clavier par la guitare; et ce sera bien cette dernière activité qui le propulsera en tant que vedette nationale – de Lester Bangs à Eudeline, presque tous n’ont pas atteint la gloire en musique de ceux sur qui ils écrivaient. Coutin, lui, possède sa horde de fans indéboulonnables, comme au premier jour, qui perçoivent en lui le papa rock qu’ils auraient aimé avoir, la jonction parfaite entre un certain esprit wild un peu désuet (donc attachant) et la sincérité d’un auteur-interprète musicien progressiste (il a toujours défendu la techno, contrairement à d’autres…) qui reste néanmoins fixé à ses racines et à ses émois d’antan. C’était mieux avant, c’est finalement pas plus mal aujourd’hui. Ce qui le rend forever young mais pas jeuniste. Et, qui plus est, ce mec qui continuerait de lever le poing mais avec un sourire sur le coin des lèvres. Non, Patrick Coutin n’est pas une blague de fin de soirée ou une victime potentielle à caser sur Bide Et Musique rayon 80’s, décennie qui comptabilise le plus de bidonnades sur ledit site (presque 700 morceaux contre 150 pour les 90’s, par exemple).

Dieu merci, on n’a pas vu Patrick Coutin à Perdu De Vue, encore moins à Tout Le Monde En A Parlé ou dans d’autres « talk » remettant en scelle des alpinistes d’un seul hit qui se sont retirés, comme le chantait ad lib Capdevielle, dans le désert depuis trop longtemps. Parce qu’il est encore repérable sur la carte, parce qu’il continue de tourner sans tourner en rond, à sortir ses disques par ci, par là, à produire d’autres artistes comme bon lui semble. Un indéfectible révolté qui clame dans les interviews se sentir encore fort sympathisant du « rouge » (il a pourtant sorti l’album « Le Bleu » en pleine ère Sarkozyste, aha !) et qui signe ses mails de ses initiales, PC, « normal ». Et qui a la mémoire longue, quand il narre ses escapades ou ses souvenirs d’interviews : « Une fois, j’avais passé des heures avec le mec d’un groupe archi connu, j’avais tout, même la vie privée dans le magnéto, de l’or en barre. En fait, je m’étais trompé, je n’avais pas parlé à un des musiciens mais à un ami à eux très proche. Et, ouais, le mec m’avait tout balancé ! ». Ou dans ses mails : « Comment oublier un type qui se balade avec deux verres de Gin à la main !? ».

Ca, c’était après son concert, en octobre dernier au Bus Palladium, suite au mail envoyé pour le recontacter. Il jouait en première partie de deux groupes franchement pas marquants. Patrick Coutin et sa bande de (très bons) musiciens, un groupe de début de soirée donc ? Encore une injustice. Mais que fait la police culturelle ? Bref, après ce live, Patrick Coutin, déambulant dans le coin non fumeur (dans la salle, quoi), s’est montré tout de suite loquace, généreux, curieux même. Il m’a notamment parlé de son fantasme de monter un grand concert de 24h avec tous les artistes qu’il aime, ce à quoi j’avais répondu qu’il devrait se reconvertir en festivalier. On a causé de politique, de ses obsessions littéraires et idéologiques (anar, mon coco). Il fallait donc organiser un rencard, plus…assis, arrosé. Chose faite, le soir même du concert des Stones au Trabendo. Les quelques foules privilégiées s’enfoncent dans le cœur (les entrailles, le foie, comme vous voulez) de la Villette, pendant qu’on démarre l’apéro puis dîne puis digestif, puis la totale, en fait. Lagavulin sec, vin rouge, tartare. Le lendemain, je tombe sur ce billet de bonne humeur signé Coutin : « Les Rolling Stones ont rejoué… Pendant qu’ils étaient sur scène, j’étais à 200 mètres, en train de répondre à une interview. J’avais une belle envie de me sauver et de tenter de me glisser dans le Trabendo. […] Mais là, je faisais cet interview pour Gonzaï, un magazine web que j’aime beaucoup (Gonzaï, c’est le site sur lequel j’aimerais écrire si j’étais « rock’n’life critic »…), avec un gars nommé Rosario Ligammari. En fait, plus un dialogue entre nous deux que des questions réponses, et c’était vraiment un bon truc qui se construisait, comme ça. J’ai donc oublié Keith et les Stones et j’ai pris tout mon temps avec Rosario. Super moment. Le lendemain, Rosario m’a envoyé une trentaine de titres, « sa play list », histoire de relooker les oreilles du vieux rocker vintage que je suis, et je me suis tiré au bateau avec. Je vais écouter ça avec ma fille, au soleil et noyé de mistral. Et puis je vais lui envoyer ma play list, à Rosario… Doors, Airplane, Steppenwolf, Can, Stones, Stooges, Velvet, Who, Kinks, Lennon, Dylan, etc. Je me sens assez veinard, finalement, d’avoir eu une vie bercée par tous ces génies du Rock… J’attendrai que les Stones jouent à Paris pour les revoir sur scène. » Message personnel : MERCI, désolé pour ce décalage horaire, je conclurai donc par cette pirouette bien adaptée : mieux vaut tartare que jamais jamais !

Salut Patrick. Alors, tu as écouté la reprise de J’aime Regarder les filles par Mustang que je t’ai envoyé ?

Non, pas encore. Les reprises de cette chanson, je ne les compte plus. La plupart du temps, ils n’ont pas envie de la refaire, de la réinterpréter, ce n’est pas une grande mélodie ni un refrain intemporel, c’est juste une basse, une batterie, des bruits de guitares. Tu ne peux pas dire « oh bah, je vais la faire en tcha tcha tcha ». Des mecs ont essayé en brésilien mais, non, ça ne marche pas. Il faut écouter les versions faites par les femmes homosexuelles, ce sont les meilleures : leur façon d’entendre la chanson est juste, contrairement à ce que beaucoup croient, elle est premier degré. Je l’ai enregistré pendant que je fumais le shit de mes potes, partis à la plage. Ils voulaient que je me pointe et, pour essayer de m’appâter, ils me disaient des trucs comme « tu te souviens, la fille de l’année dernière que t’avais dragué ?! Bah elle demande de tes nouvelles…». De là est né un morceau de… frustration.

Bon, je t’avoue que je voulais éviter de parler de cette chanson, c’est un sujet redondant. Le premier morceau de ton premier album et ton tube gigantesque, ça donne cette impression bizarre qu’il n’y aurait rien eu après. Ça doit te saouler qu’on revienne dessus à chaque fois, non ?

Je n’ai pas de gros problèmes avec. J’en ai eu parce que, dans les années qui ont suivi, ça a réellement occulté ce que j’ai fait. Dans un premier temps, cette chanson a causé du mal à ma carrière. Dès que je sortais un disque, j’avais envie de m’essayer à des sonorités ou des genres différents, faire un concert de rock comme de folk et, à tous les coups, on me ramenait à ce morceau. Jusqu’au jour où, ayant bien foutu ma carrière en l’air, j’ai continué de faire de la musique parce que j’avais envie et là c’est pile le contraire qui s’est passé. Comme je n’en avais rien à foutre de vendre des albums, que je ne souhaitais plus être dans des maisons de disques [il a crée sa propre structure, Louise, prénom de sa fille – NdR] et que, en plus, je n’étais pas vraiment riche, du fait que cette chanson avait un nom, je me suis retrouvé subitement très libre grâce à elle. 81-90, dur à vivre : je refusais de faire des télés et, quand j’y allais, on me demandait perpétuellement de la chanter. Ça, ça me gavait. A un moment j’en ai eu marre, j’ai dit « bon allez, vous me cassez les couilles », alors j’ai fait de la vidéo pendant quelques années. Puis la musique m’a manqué. J’ai réfléchis, je ne voulais plus me retrouver dans des plans de merde. Mais elle m’a rendu libre… ouais, aujourd’hui encore, je peux disparaître trois ans et, quand je reviens, je reste le mec de J’aime regarder les filles. Et c’est fort : il y en a combien, des vrais tubes de rock en français ? Une petite poignée, quoi.

En fait, ça va quand c’est J’aime Regarder les filles de Patrick Coutin, et pas Patrick Coutin de J’aime regarder les filles.

C’était arrivé au point où mon nom apparaissait mais ma photo, on la voyait nulle part, Internet a changé tout ça, évidemment, mais il y a dix ans, les gens ne me reconnaissaient pas. Tout à l’heure un mec m’interpelle : « Ah t’es Coutin, t’as des places pour les Stones ?». « Non, je ne suis pas Coutin et j’ai pas de place !».

Mais bon, d’après ce que j’ai compris la dernière fois, faire de la musique et vivre pépère, à l’écart, te convient parfaitement.

Déjà à 6 ans, avant de réfléchir, j’étais calé au coin du mur au fond de la classe. Il faut être clair, je fais partie d’une génération bien spécifique, on a fait de la musique contre nos parents. Quand j’ai sorti mon album, le but n’était pas de devenir une star ou de passer à la télé – c’était une honte pour moi, mes potes se foutaient de ma gueule. Mais, à part ça, je crois que je suis marginal même quand je suis sur la marge. Où que tu me mettes, je vais toujours partir ailleurs.

D’ailleurs, tu reste assez « incernable », quand on lit ta bio, elle est blindée non pas de paradoxes mais de plusieurs pôles pas obligatoirement faits pour cohabiter : journaliste musical puis chanteur,

mec on ne peut plus urbain alors que ton plus gros tube se passe à la plage, admirateur de Ferré ou Brel autant que de Johnny, etc.

Je veux être libre. J’ai une raison de faire un truc, je le fais. Je viens d’enregistrer un album de reprises d’un mec mort il y a peu, Frank Alamo (une star des yéyés – NdA), pas ma tasse de thé mais, en même temps, il y avait un paquet de chansons de Phil Spector, que j’adore. Et me dire que je vais être payé pour passer un mois en Amérique et m’amuser à refaire du Phil Spector sound, ça m’a branché, voilà. Après, il y en a qui vont me le reprocher. Mais oh, je vous emmerde, j’ai passé deux mois de ma vie avec les meilleurs musiciens d’Austin dans le style de Willie Nelson, j’y ai trouvé mon compte dans l’histoire, avec réverbs gigantesques et tout le boxon. Mon image, je m’en fous. Ce n’est pas un plan de carrière : entre Les Wampas et Dick Rivers, il n’y a pas de relations.

Si, quand même : le rock’n’roll. Les Wampas « l’ont inventé », aha, et Dick, c’est un peu papy fait de la résistance rock’n’roll. Tu sembles attaché à cet esprit rock encore aujourd’hui alors que, d’un point de vue sociétal, ça n’a pas vraiment le même sens que quand tu es tombé dedans. Les enfants écoutent les mêmes choses que les parents et vice versa, un ado peut se choper un tee- shirt H&M à l’effigie des Ramones.

Qu’est-ce qui s’est passé quand j’avais ton âge, à mon époque ? On était tous d’accord. Pour dire que nos parents étaient des cons, que la société, c’était de la merde, qu’on avait envie de baiser, qu’on avait envie de se défoncer, qu’on voulait tout changer. Et que si on pouvait faire ça dans la caisse qu’on avait piqué à notre père, c’était encore mieux, parce qu’on aimait bien les belles bagnoles. Aujourd’hui, ce n’est pas le cas. Si j’interroge les mecs là derrière nous, tu en as un qui va être pour aller faire la guerre là-bas, un qui va vouloir une police plus forte, un qui sera contre le fait de baiser parce que, finalement, c’est pas catholique. L’attitude que j’ai moi, elle n’est pas aussi majoritaire qu’elle l’était dans les 70’s/80’s. Mais je me sens aussi marginal aujourd’hui, voire un peu plus, que quand j’avais 25 ans.

Ca veut dire quoi, marginal ?

Être rock aujourd’hui, je pense que c’est continuer de revendiquer un autre droit, un autre son. Je crois que, même si personne ne veut l’entendre, il y a une attitude rock aujourd’hui qui consiste à refuser la soi disant démocratie dans laquelle on vit, qui n’est pas une vraie démocratie, mais un spectacle de la démocratie. En France, c’est un spectacle très sophistiqué. En Libye, un spectacle plus violent. Les sondages fabriquent des opinions qui elles-mêmes s’expriment, tu ne sais pas ce que les gens pensent. Évidemment c’est plus démocratique que te mettre au goulag, c’est moins douloureux, déjà. Dans La Société du Spectacle : on nous laisse un espace de vie, tu rentres chez toi, tu t’engueules avec ta femme, tu baisouilles, t’as le droit, et tout le reste de l’espace est envahi par de la communication avec des codes très efficaces, ils savent comment te faire penser et on arrive à une société globalement pacifiée, et où on te vend ce que tu veux. Le seul message qui sort, c’est que « tout se vaut, tout est égal finalement ».

Ouais, c’est le communisme culturel. T’es un petit con, toi !

Ahahah ! Moi, je pense que les plus grandes questions que se posent cette génération passent par le prisme du vrai/faux, c’est ce qui compte le plus. Il y a, à mon sens, trois échecs qui entrent en compte : la fatuité du militantisme, la déception de figures potentiellement symboliques et l’anticonformisme comme nouveau conformisme. Si tu prends en considération ces trois choses, tu perds un bon paquet d’illusions.

Je comprends la difficulté de positionnement quand tu as 20 ans. Quand tu voyais une guerre au Vietnam avec du napalm qui tuait des enfants, tu savais qui posait le napalm, qui étaient les enfants. Depuis le monde est devenu beaucoup plus vicelard : je dirais même que parfois les

victimes se sont transformés en bourreaux, que les gens biens se sont révélés être des salopards. Et même des pays qui étaient des exemples se sont révélés être des pays atroces alors qu’au départ, ils se battaient pour la liberté. Les jeunes s’engagent vers des petites choses, mais qui font partie de la culture de masse. Je ne suis pas en train de dénigrer, mais je ne suis pas seulement le résultat de ma génération, je suis ce que je suis. Il y a 30 ans, tu faisais de la musique parce que tu avais envie de faire de la musique et avec un peu de cul, tu gagnais ta vie avec, tu pouvais même devenir un rock star, et démolir ta chambre d’hôtel. On a perdu en spontanéité. Avant de baiser, tu vérifies que tu as une capote dans la poche. Aujourd’hui plus personne ne saute sur personne. Ça limite quand même extraordinairement les capacités de notre amour.

Justement, une bonne partie de ton répertoire est constituée de chansons portées sur le sexe : J’aime Regarder les filles, Frustration (Je Drague), Fais-Moi Jouir, Stone De Ton Corps, Fille Facile… Tu es encore dans l’hédonisme aujourd’hui ?

Je me mets à ta place, avec toutes les jolies filles qu’il y a autour de toi. Le sexe est devenu du sexe. Avant, c’était de l’amour. Pour moi, avant faire l’amour avec une femme, c’était une façon d’aller jusqu’au bout de sa connaissance. Aujourd’hui, les gens baisent. Je plains les générations qui ont pas le droit à ce à quoi j’ai eu droit. Les chanteurs de rock de 25 ans ne peuvent pas se comporter de la même façon que moi, au même âge. J’aime regarder les filles, les radios refusaient de la passer parce que ça parlait de cul. Les cathos appelaient : « Quoi ? Ma femme n’ira plus jamais sur la plage ! ». Tout le monde se matait mais fallait pas le dire ! Pareil pour Fais- Moi Jouir. La censure aujourd’hui, elle est autre : plus subtile, plus manipulatrice. Mais la révolte au premier degré, il n’y en a plus, tout est permis. Tu peux dire : « j’aime me faire enculer », pas de problème, alors que tu aurais dit ça avant, paf, procès. Ce qu’on accepte aujourd’hui, c’est guère plus que ce que les grecs trouvaient naturel. Évolution, je ne sais pas… Transformation. Un mec comme moi, avec l’attitude que j’ai, ne dérange pas. Aujourd’hui, je ne dérange plus.

Et ça ne te dérange pas de ne pas déranger ?
Non. Ça me dérangeait de déranger.
T’es sûr ? Tu sais très bien qu’il y a beaucoup de jouissance aussi là-dedans.

Je n’ai jamais aimé embêter. J’avais les cheveux longs, je me défonçais, j’allais chez les parents de ma petite copine, je voyais bien que je les dérangeais et ça me dérangeait. En revanche, ce qui me fait chier, c’est que plus rien ne dérange personne. Tout le monde s’en fout. Ce qui dérange, c’est ce qui est médiatisé mais, dans le fond, rien ne dérange rien. Par exemple, il y a deux ans, ce qui dérangeait, c’est que Khadafi tue des enfants, aujourd’hui le nouveau gouvernement libyen tue des enfants et ça ne nous dérange pas, pourquoi ? Parce qu’on n’a pas mis la caméra. Tu as une image d’une fille qui se fait mutiler, oh les salauds, et après on te passe une autre image, Beyoncé vient de se marier, oh qu’il est beau. A contrario, en même temps, Les Indignés a vendu 1 million.

Parce qu’il est court, facile à lire et pas cher (R.I.P, Hessel, Big Up tout ça – NdR) Ca doit être ça !

Revenons à la musique. A l’époque, dans la presse [coutin.net, le site de Patrick Coutin réunit pas mal d’archives] on soulignait, à propos de ta génération (Bashung, Capdevielle, Trust….) exactement la même chose qu’aujourd’hui : du rock avec, attention, du chant français. On nous fait la même aujourd’hui avec Mustang, Lescop, La Femme et compagnie. Toi, tu as réussi à faire cette conciliation entre musique rock à l’arrache et textes bien ficelés, qu’on dirait connement « littéraires ».

Alors là, c’est le moment où je ne vais pas devenir consensuel. Bon d’abord, Bashung, j’écoute avec un plaisir que tu n’imagines pas. Pour moi, contrairement à son image, ce n’est pas du rock. Capdevielle non plus, et Jean-Patrick a beaucoup de talent. Le rock, c’est plus con que ça. Eux

sont des gens trop intelligents pour faire du rock. C’est de la chanson française. De la pop, okay, si tu veux. Ce que je n’ai jamais réussi à faire et que je n’ai jamais vraiment essayé non plus. En terme de compression, une musique bien faite, bien calibrée, avec un arrangement correct, une production léchée, un texte nickel. C’est la tradition de la chanson française, dans laquelle je ne me retrouve pas. Pour moi, dans le rock, il y a d’abord la spontanéité, et dans la variété, il y a d’abord la fabrication, c’est une musique de faiseurs, au sens noble du terme, ils cisèlent. Bashung, immense Monsieur, l’égal de Brel, pas de problème, il va sur scène, il fait l’album, les musiciens jouent les notes. Moi, je prends un guitariste, il ne fait pas obligatoirement la partie de guitare qu’il y a dans l’album, il fait la partie de guitare qu’il va jouer.

C’est de l’anti formatage.

Oui. Osez Joséphine, c’est le summum du formatage réussi, sublime. Mais ce n’est pas du rock. Ma conception du rock, c’est la liberté. Si ce soir je suis de mauvaise humeur, ma musique va être de mauvaise humeur, si je suis mal à l’aise, vous allez avoir une musique mal à l’aise, si j’ai envie de véhiculer de l’amour… Tu vois ? La différence entre le rock et la variété, c’est que le musicien rock, il exprime ce qu’il est et non pas ce qu’il doit exprimer. C’est quelqu’un qui se met en danger. Et tu cherches dans l’accident, le signe qui fait que subitement tu vas être ailleurs, là où toi-même avec ta conscience tu n’aurais jamais pu être. Et l’accident t’amène dans un monde que tu découvres dans un toi-même. Alors qu’un musicien de variété, tu lui donnes une partition et il joue, très bien.

Dans une interview, tu dis :« J’en ai marre d’entendre des disques qui sont fait pour me faire plaisir. J’en ai fait moi aussi, je plaide coupable ». Ca veut dire quoi, que certaines chansons de Coutin sont des plaisirs coupables ?

Le disque « L’Heure Bleue », c’est un regret parce que je me suis laissé édulcoré. Le son est d’enfer mais je ne me reconnais pas. Un album fait pour marcher, pour passer à la radio. Donc c’est un plaisir coupable, Bashung était bien meilleur que moi pour passer à la radio, pour parler aux foules. Moi, ce n’est pas mon talent, mon talent c’est d’être à côté. Et quand j’essaye d’être dedans, je le ressens comme catastrophique.

Le bleu, c’est a priori une couleur relaxante, calme, mais en littérature, je remarque que c’est souvent l’inverse : Des Bleus à L’âme de Sagan : Bleu comme l’enfer de Djian, L’Herbe Bleue, Le Bleu Du Ciel de Bataille, Bleu Presque Transparent de Murakami… Est-ce que cette couleur, dans cette ambiguïté-là, correspond à tes états d’âmes ?

…C’est le blues, aussi ! Au départ, je suis quelqu’un de noir, une couleur intéressante dans laquelle tu peux projeter plein de choses – tu rentres dans une salle de cinéma, c’est noir, je porte des chemises noires… Le bleu, c’est une tentative de sérénité et, en même temps, tu sais que c’est une sérénité triste. En renonçant à la peur, tu renonces à l’espoir. C’est presque une couleur de consensus, ça peut vouloir dire que je vais être un peu moins extrémiste pendant un certain temps et qu’on va se mettre tous ensemble, pas pour aller brûler le palais de l’Élysée, mais pour parler. Le bleu, c’est l’infini, c’est l’eau, cette idée qui est de dire allez, soyons humbles devant cette nature, l’acceptation d’être très banal parmi les autres, de ne pas se distinguer, acceptons le monde tel qu’il est. Mais sur le fond, je suis quelqu’un qui n’accepte pas du tout le monde comme il est. La condition humaine, elle me casse les couilles, mais c’est se dire je l’accepte malgré tout, ça ne dure jamais longtemps…

Donc après tu fais Babylone Panic.
Et oui parce que ça reprend le dessus !

Pour rester sur l’écriture, tu t’es fait la main dans le journalisme. Tu as écrit pour Rock & Folk, Le Monde de la musique, Rock En Stock…

J’arrivais d’Amérique, je traînais à Pigalle où il y avait des magasins de musique et je suis passé devant Rock & Folk, je me suis dit, ça, c’est pour moi. Je n’étais pas un érudit mais un survoleur mais, à force de survoler, tu deviens spécialiste. Alors je me présente, en tant que musicien donc spécialiste des instruments, avec un papier sur Genesis, j’ai été engagé. Pour être honnête, j’avais piqué tout le texte dans un article du Melody Maker que j’avais traduit, parce que je n’avais jamais écrit de ma vie.

Un que tu n’as pas pompé, c’est celui sur Dire Straits. Tu as été le premier journaliste français à écrire sur ce groupe.

Et ce n’était pas facile à l’époque, en pleine période punk. J’arrivais de San Francisco, je vivais dans la culture de Grateful Dead, de Jefferson Airplane. J’ai dit à Paringot qu’il fallait que j’écrive là-dessus, que le disque était génial, il m’a répond que j’étais malade, m’a fait comprendre que c’était vraiment ringard !

Et sinon, globalement, tu gardes quels souvenirs de ton boulot de reporter (c’est aussi le titre d’une de ses chansons et de son ancien groupe – NdR) ?

Je passais des semaines en Jamaïque à vivre avec les rastas, je faisais des carnets de voyage… C’était une période sympa, j’ai passé des heures avec Santana, c’était innocent, humble et, en même temps, j’avais vécu mon rêve. On était des sortes de petites vedettes locales mais on s’amusait bien. J’ai passé la journée avec Zappa, je me suis marré avec lui, on buvait du thé, du whisky…

Des acides ?

Je ne me suis jamais vraiment défoncé avec des rock stars. Ils se défoncent beaucoup moins qu’on peut le croire. Quand tu es en studio oui, mais le soir non, tu as un concert à assurer. Les héroïnomanes, c’est différent : le mec est normal quand il en a pris. Des gens agréables à rencontrer, et il n’y avait pas de fric. Quand tu rencontrais Santana, ce n’était pas un personnage, c’était Santana. Un mec extraordinaire, d’une générosité, d’une beauté. Même Madonna, je l’ai vu à moitié à poil dans sa loge, préoccupée par ses bretelles à remonter, pas du tout la langue de bois. J’ai fait le tour de l’Amérique avec des groupes aujourd’hui disparu comme Kansas, tu te pétais la tronche au champagne, tu faisais partie de la bande. Puis tu t’enfermes dans ta chambre comme un moine, après avoir fait la fête mais dans un monde irréel de cinéma, mais pas codifié.

Et ta propre musique en tant que critique ? Tu réécoutes des morceaux que tu as composé il y a longtemps ?

Non.
Même au moment des best of ? Ce sont les meilleures chansons d’après toi ?

Ca casse un peu mon cinéma de modestie mais quand on m’a fait le dernier best of, je l’ai trouvé bon. Sauf qu’il y a des pires que j’ai viré, genre Rends-Moi Mon Cœur Gamine, que je ne supporte pas… Parce que ça ne veut pas dire ce que je voulais dire, c’est une fadaise, pourtant il y a un groupe de rock infernal qui joue derrière, mais c’est d’une platitude totale. C’était premier degré aussi, ça voulait dire va te faire foutre. Mais bon, je me dis qu’en 30 ans, j’ai quand même fait une dizaine de chansons qui tiennent la route.

Pas plus ?

Selon mes critères.

Ce qui ressort, en lisant des papiers te concernant, c’est : on est passé à côté de quelqu’un. Au début, on voit Rock & Folk, Best et d’autres qui « misent » sur tes disques. Et, plusieurs années

après, des gens qui se rendent compte que tu as toujours fait de la musique, et pas de la merde. Tu n’as pas l’impression d’avoir été un chanteur mal interprété ?

Pas grave. C’est absolument tout ce que j’ai rêvé d’être.

Tu ne te sens pas dans une position d’incompris ? Ce que je veux dire, c’est que ça me chagrine de voir qu’il n’y a pas eu vraiment de réhabilitation sur toi, puis te voir jouer en première partie de façon presque confidentielle…

Mine de rien, tu me poses une question extrêmement intime, soyons clairs, tu me demandes si, par hasard, je ne suis pas passé à côté d’une grande carrière. Ma mère me disait toujours qu’il fallait que je fasse plus de télé. Et puis elle décède, et on m’appelle pour une émission – banale – où je dois chanter Manhattan-Kaboul, j’ai accepté. A la fin, un mec me demande pourquoi j’ai fait ça. Je lui explique : TF1, c’est une antenne très puissante, ma mère vient de mourir, elle n’est peut-être pas encore arrivée au paradis, mais elle doit se trouver à mi chemin. Et je voulais qu’elle me voie, j’ai chialé pendant trois jours pour chanter cinq minutes. Franchement, la seule erreur dans ma vie, c’est d’avoir été trop médiatisé.

Ah bon ?

Oui, oui. Ce que j’aurais aimé, c’est être milliardaire, faire des disques et les sortir pour à la rigueur 50 personnes. Mais j’aimerais bien qu’après ma mort, on reconnaisse ce que j’ai fait, parce que j’ai beaucoup travaillé. Et que les musiciens avec lesquels je travaille soient reconnus. Moi là maintenant, ça ne me dérange pas. Parce que j’ai la prétention d’écrire pour autre chose. La vraie reconnaissance de mon travail, ce serait que dans 50 ans quelqu’un écoute une chanson de moi et que ça lui parle.

La Stars 80

DERNIERES DATES DE LA MEGA TOURNEE 2018/2019, DU PREMIER OCTOBRE AU 22 DECEMBRE…

Invité à rejoindre la Stars 80 de novembre 2014 à la fin 2017,  Coutin s’amuse à dire qu’il à joué « ailier gauche, faction armée » (De ses guitares et de ses foulards, bien sur…), dans ce spectacle hors normes qui accumule les concerts et les records.

Pour en savoir plus sur les dates de la Stars 80, rendez-vous sur le site Cheyenne productions.

The Brain

Coutin/Coutin

So you say you want to know who is the master of the world
So you say you wanna know the mysteries of life and death
Learn to fly, fly the sky, over the sees over the mountains
Watch the world, free as a bird, till you get the heart of gold

Dont’t you know we call him the brain
Dont’t you know we call him the brain
Dont’t you know we call him the brain

So you say you want go where no human ever been
Meet the spirit, see the perfect, find the kingdom of wisdom
Don’t you know, this is just à dream, nothing’s true, nothing’s real
There’s just a ligth, in the ligth, deep inside in your inner ligth

Dont’t you know we call him the brain
Dont’t you know we call him the brain
Dont’t you know we call him the brain

Feel the freedom

Coutin/Coutin

Feel the freedom
Running down the streets
Feel the rage
Rushing down your veins
See the world
Spinning wrong

See them people
Fighting for their rigths
See mother earth
Trying to survive
See the world
Is spinning wrong
See the world
Is spinning wrong

Feel the wind
Blowing in you hairs
The rain can tell
Why the sky is crying
See the violence
As the rule on earth
Feel that’s love
Is the only answer
See the world

See the world
Need some help
See the world
Need some help

Get in the groove

Coutin/Coutin

When the nigth comes down
Over the city of ligths
Get your secret life on
Get your mind on fire
Wanna touch the sky
Got to get some fever
Wanna find someone
To share a walk on the stars

Got to find someone to love
Got to find someone to love
Got to find some loving

Got to find someone to love
Got to find someone to love
Got to find some loving

Get in the Blue
Don’t stop to moove

Wait to see the trance
Over the bodys and minds
Don’t wait to get in
Let your soul be there
You can see the people
Dancing in the streets
Til the morning come
Just be happy and free

Got to find someone to love
Got to find someone to love
Got to find some loving
Got to find someone to love
Got to find someone to love
Got to find some loving

Get in the groove
Don’t stop to moove
Get in the groove
Get in the groove,

Get up stand up stand up for your
Get up stand up stand up
Got to find got to find

Got to find someone to love
Got to find someone to love
Got to find some loving

Got to find someone to love
Got to find someone to love
Got to find some loving

Get in the groove
Get in the groove
Don’t stop to moove
Don’t stop to moove

Got to find someone to love
Got to find someone to love
Got to find some loving

The spirit & the flesh

Coutin/Coutin

I want you be my love tonight I wanna be your babe
I wanna stay in your arms just like the very first time
There is a something in the sky
Like a sign shining so far
You know we should not refuse

My ho my
My ho my

Please tell me again you need to feel my heat on you
Let me lay my guitar at your feet to the glory of you
I’m lost and I will remain
The same whatever happen
You know I will not surrender

My ho my
My ho my

I need to feel your fingers running all over my skin
I want to feel your skind under my hands
All night long my baby
Just like the very first time
I want get lost in your soul
Even if it’s for never again

My ho my
My ho my

Please let’s make love again and again
Until the deal goes done let me be you thin
I will leave in the morning
Going to nowhere it seem
But you’ll be here forever
Princess of my heart

My ho my
My ho my

Lay down lady lay down close to your man
Give him what he needs to stay alive one more night
Give him the spirit and the flesh
Give him the rope and the release
Let him know the taste
Of love over the pain.

My ho my
My ho my

By the sea

Coutin/Coutin

Monday mornin’
Nothing to do
Open the windows
Let the world get in

When you’ve been
Away for so long
Maybe you just
Let the sunshine
Fall like the rain
Over me

Monday mornin’
Just another day
Listening the children
Playing in the streets

Life is so simple
When the sky above
Is brigth and blue
Just let the sunshine
Fall like the rain
Over me

And I know, It’s gonna be a day of love
Yes I know, it’s gonna be a day of love

Monday’ morning
There is no future
Nobody cares now
Where you’ve been
When you’l be livin’

Feel the freedom
To be alive
In a world so strange
Just let the sunshine
Fall like the rain
Over me
Over me

And I know, It’s gonna be a day of love
Yes I know, it’s gonna be a day of love

And I know, It’s gonna be a day of love
Yes I know, it’s gonna be a day of love

In the blackout

Coutin/Coutin

Here comes
Here comes

Here comes the sound of bomber planes
The sky’s on fire the earth is shaking
Rockets screamin’ over the city
The walls are bleeding human tears

Here come the man with dark blue eyes
He’s got a flower in his hand
A machine gun in the other one
He think that God is on his side

Here come the children with no name
He can’t speak a word but he can sing
The song they wrote in the ancient time
When the Moonkiller was a friend of mine

Here come the sun over the mountain
There is a rainbow rigth through the rain
I can see a bird flying away
Like a smooth lover on his way

Here come the days of blood and tears
You know my love will never tear
Welcome in the blackout

Here come the days of blood and tears
You know my love will never tear
Welcome in the blackout

Here come the days of Pearly Spencer
You know this race is almost run
Only the rats can compete today
We walked the line to far this time

Here come the days of resurection
Maybe someone can stop this action
We wanna live just like some Jesus
But we don’t need no crucifixion

Here come the days of blood and tears
You know my love will never tear
Welcome in the blackout

Here come the days of blood and tears
You know my love will never tear
Welcome in the blackout

Shout shout shout
Let you mind fly, away
Shout, shout shout
Let you mind fly, away
Shout shout shout
Let you mind fly, away
Shout, shout shout
Let you mind fly, away
Shout

Shout

Coutin/Coutin

She’s on her way to paradise
Dressed in leather and cuban heel
Directly from nowhere to here
She said Lou’s gone with the angels

She is looking at the stars
I think she’s comming from so far
She want a taste of something else
Drink a milk shake on the milky way

Shout shout shout
Let you mind fly, away
Shout shout shout
Let you mind fly, away
Shout shout shout
Let you mind fly, away
Shout, shout, shine,
Let you mind fly, away
Shout, shout, shout

She’s only here for the trance
She want live alive in the nigth
Hold the world deep in her arms
She wanna dance for the rest of her life

She’s on her way to paradise
She know there is no compromise
She want to be a shooting star
She’s gonna shine à ligth higth in the sky

Shout shout shout
Let you mind fly, away
Shout shout shout
Let you mind fly, away
Shout shout shout
Let you mind fly, away
Shout, shout, shine,
Let you mind fly, away
Shout, shout, shout

Let it goes

Coutin/Coutin

Just arrived in paradise
There is nothing left to do
The sun is brigth the sky is blues
Emptyness is good for you

Let it goes let it goes
Deap down
Let it goes

Everything is so unreal
There is just à dog to welcome you
When you finally get to the desk
The lady don’t seem to see you

You remember the day you’ve born
And even the day you’ve borned again
But you can’t see no reason why
You feel alive and you’re so dead

Let it goes let it goes
Deap down
Let it goes

You’ve been asking so many questions
And now you’re waiting for some signification
But there is nothing and no one who can tell you
Where is the north, where is the south, where is the truth.

Let it goes
Let it goes
Let it goes
Let it goes

If ever you wake up one morning
Please don’t forget to consider
Maybe you just stay in bed today
Till the desk lady stop to cry on you

Maybe you stand up and you cut the rope
Who keep the hanged man to fall down
But whatever you do, whatever you feel it’s cool
Just let it goes until it’s gonne

Let it goes let it goes
Deap down
Let it goes,

Let it goes let it goes
Deap down
Let it goes,

Yer blues train

Coutin/Coutin

Train train take me home
Train to the sound
Train train where I’have born
Train Train to their blues

Cause it’s a long way home
Long way home
Cause it’s a long way home
To my home

Train train all day long
Train train thrue the nigth
Train train like bird
Train train to yer home

Cause it’s a long way home
Long way home
Cause it’s a long way home
To your home

Train train don’t turn me
Train train you don’t hear me
Train train you and me
Train train we know the storry

Cause it’s a long way home
Long way home
Cause it’s a long way home
To my home

Cause it’s a long way home
Long way home
Cause it’s a long way home
To my home

I guess

Coutin/Coutin

I guess
I guess
You will walk away slowly
Out of my life

I guess
I guess
There will be a smile like always
On your lips

I guess
I guess
You will take you time
To diseapearr from my heart

You know I know the rules of love
You know I know you have to go
They were no promises and no words
The game of life has roled the dice
Ain’t it time to say good bye ?

The ocean is cool and so quiet today
And the sun is brigth over the clouds
I can imagine you walking down the road
Going up your way, seems to aim so far, so far away
Ain’t it time to say good bye ?

Bye bye Love

I guess
I guess
Day after day I will have to live
With the taste of you skin

I guess
I guess
Your eyes are so clear
I saw some paradise inside

Migrant’song

Coutin/Coutin
Tout petit lézard la queue coupée,
Le monde est dur à trop rêver
Le vent te pousse vers le bout de l’univers,
Comme un fétu de paille sur la grande terre
L’écumes des mersHo dites moi

Dites moi pourquoi
Le monde est si dur

Pour ceux qui n’ont que des rêves

Les corps allongés sur le sable
Si loin des deserts immuables
Laisser la nuit vous emporter
Dans les bras des anges anonymes
Des âmes qui vacillent

Ho dites moi
Dites moi pourquoi
Le monde est si dur
Pour ceux qui n’ont que des rêves

Aller, chauffe Marcel

Chauffe, chauffe
Ho dites moi
Dites moi pourquoi
Le monde est si dur
Pour ceux qui n’ont que des rêves
Rentrer dans la nuit
Retrouver ses amours ses amis
Rêver planer jusqu’à l’oubli
Rêver d’humanité
Rêver des grands naviresRêver

Partir

Shooter dans un ballon de foot
Shooter dans la vie

Shooter dans la vie


Biberon pas prêt blues

Coutin/Coutin
Arrête ma p’tite Baby, arrête un peu de hurler
J’ai joué toute la nuit, c’est vrai rien n’est prêt
J’ai tout oublié, de quand j’étais bébé
Et en puériculture, j’ai des lacunes avérées
J’ai le stress de la tétine
Egarée dans la cuisineBiberon pas prêt blues


Biberon pas prêt bluesArrête ça petite, laisse tomber la crise
Le matin dans la glace, le cri primal ca te casse
L’babysitter en tuxedo, c’est comme le dernier métro
La stérilisation ça me met la pression
Mais j’suis sur qu’un double sky
Ca pourrait faire le travail

Qu’est ce que tu dit de ça, Petite, dis moi
Qu’est ce que tu dit, Petite,
Qu’est ce que tu dit de ça

Biberon pas prêt blues

Biberon pas prêt blues
Biberon pas prêt blues

Biberon pas prêt blues

Maryline est folle

Coutin/Coutin

Quatre murs dans la tête
Enfermée dans ses rêves
Maryline ne sait pas
Elle ne sortira plus

Quatre murs dans la tête
Et les blouses blanches
Maryline tend le bras
C’est l’heure de la piqûre

Maryline est folle
Elle veut s’évader
De la machine molle
Mais la porte est fermée

Maryline est folle
Elle veut s’évader
De la machine molle
Mais la porte est gardée

Par les blouses blanches
Par les blouses blanches

Quatre murs dans la tête
Et le goût de l’éther
Maryline a perdu
Le souvenirs d’hier

Quatre murs dans la tête
Et les grilles de fer
Maryline a peur
D’être seule sur terre

Maryline est folle
Elle veut s’évader
De la machine molle
Mais la porte est fermée

Maryline est folle
Elle voudrait s’évader
De la machine molle
Mais la porte est gardée
Par les blouses blanches
Par les blouses blanches
Par les blouses blanches

Elle écrit sur les murs
Les mots comme des enfants perdus
Elle parle aux oiseaux
Qui s’en vont vers l’azur

Elle écrit sur les murs
Les mots comme des enfants perdus
Elle parle aux oiseaux
Qui s’en vont vers l’azur

Maryline est folle
Maryline est folle

My ho my

Coutin/Coutin
J’en ai tellement vu partir sans se retourner

Les voiles gonflées d’espoir, de rêves insensées
J’en ai tellement vu revenir le regard perdu
Comme autant de martyrs de causes sans avenir
Comme des enfants nus orphelins de leurs désirs

My ho my
My ho my

Tellement de rêves tellement d’amours qui se sont dispersés
Toutes ses promesses d‘un jour qui se sont envolées
Comme une poignée de sable te glisse entre les doigts
Quand il ne reste que quelques grains tu sais
Que l’heure est sans doute arrivée de te laisser glisser

My ho my

My ho my

J’en ai tellement entendu dire qu’un jour ils auraient
Dans les mains tout ce qui brille et puis jamais

Tu sais c’est comme ça on dirait

La jeunesse porte en elle des rêves inachevés
Mais quand tu ne rêve plus tu sais
Que l’avenir ressemblera au passé

My ho my
My ho my

J’ai tant aimé les femmes aux yeux de promesse
Tellement porté d’idées qui devaient tout changer
Un jour tu te réveilles et le monde n’est plus pareil
Et pourtant tu n’as rien inventé dans ton sommeil
Peut être que c’est toi qui n’est plus le même
Où peut être que ton rêve t’a laissé tombé

My ho my

My ho my

J’aurais tellement voulu tellement aimer te raconter
L’histoire de ce voyage comme un livre enchanté

Et puis le vent a tourné les pages

Et les lettres se sont effacées
Que reste t’il de tous ces mots que nous avons tant aimé
Si ce n’est des souvenirs et parfois des regrets
My ho my
My ho my

Alors pardonne moi si aujourd’hui je reste allongé
À écouter le temps s’écouler sans se presser

Tout ca est passé tellement vite
J’aurais voulu tout retenir
Te regarder encore longtemps
Mettre de la lumière sur le temps

Tous aux abris

Coutin/Coutin

Des p’tites sœurs de vertu qui ont déjà tout connu
Qui jouent à se faire peur pendant que leurs mamans pleurent
Dans des cuisines aseptisées le corps javellisé
Le regard allumé devant les publicités

Des sales gosses roulées dans des cabriolets
La capote usagée et le cœur brisé
La diva du phalanstère égarée dans ses chimères
On dirait qu’la charcutière est carrément suicidaire

Les mots des prophètes ont disparus
Et leurs exégètes sont à moitié nus
Plus personne ne traverse ta rue
Enfermé au paradis… au milieu des détritus
Enfermé au paradis… au milieu des détritus

Les marchands du temple ont carrément tout bradé
L’Oncle Sam a sifflé la fin d’la récrée
Parfois même dans le noir tu vois des cafards
S’aimer sans se toucher ne jamais se dévoiler

Tu regardes la poubelle, les rêves s’amoncellent
Le cœur dans la glacière tu pleures plane devant la télé
C’est entre chien et loup que le loup garou
Croque à pleines dents les os des petits enfants

Les mots des prophètes ont disparus
Et leurs exégètes sont à moitié nus
Plus personne ne traverse ta rue
Enfermé au paradis… au milieu des détritus
Enfermé au paradis… au milieu des detritus

Enfermé au paradis au milieu des détriti
Pour les petites sœurs qui ont mis une roue dans l’malheur
Le camion des poubelles passe toujours à la même heure
C’est l’appel du loup garou pour les enfants d’cœur
Tous aux abris

Fredda

Coutin/Coutin

Fredda ne me laisse pas comme ça
Je t’emmenais au cinéma
Et tu verras des corridas
Du sang séché noir sur le sable
Des toreros morts au combat
Devant de pales Señoritas
Le regard voilé par les traces
D’amours violentes et fugaces

Et moi je sais que tu n’es pas une vilaine fille
Et c’est pas vrai que tu n’as pas d’moralité
C’est juste que tu le fais
Avec ce que le ciel t’a donné

Fredda ne me laisse pas comme ca
Parfois le soir au fond des bars
Je prend des trains je prend des cars
Je regarde passer les gares
j’ai tellement envie de savoir
Où ca pourrait nous emmener
Si on laisser tomber les armes
Et du passé faire table rase

Et moi je sais que tu n’es pas une vilaine fille
Et c’est pas vrai que tu n’as pas d’moralité
C’est juste que tu le fais
Avec ce que le ciel t’a donné

Fredda ne me laisse pas ce soir
Comme les tiens mes rêves sont noirs
Des corps brisés dans les miroirs
Mutilés de simples désespoirs
Des anges éclatés sur le sol
Tombés du ciel, tirés en plein vol
Quand le désir soudain te serre
Le cœur dans une main de pierre

Et moi je sais que tu n’es pas une vilaine fille
Et c’est pas vrai que tu n’as pas d’moralité
C’est juste que tu le fais
Avec ce que le ciel t’a donné

Et moi je sais que tu n’es pas une vilaine fille
Et c’est pas vrai que tu n’as pas d’moralité
C’est juste que tu le fais
Avec ce que le ciel t’a donné

Le Paradis

Coutin/Coutin

Elle, sous les stroboscopes
Qui se télescopent
La lumière sur sa peau
Semble couler du ciel
Comme une caresse
Elle, est venue de la bas
Voir la mer et le ciel
Maintenant elle est la
Comme un fruit défendu
Allongée au soleil

La vie, la nuit
La nuit, la vie, c’est par où l’paradis ?

Les, regards qui se disent
Les cœurs qui se brisent
Sous les étoiles qui filent
Les, décibels qui te collent
Les filles qui dansent
Les corps qui balancent
Sous les doigts du DJ

La vie, la nuit
La nuit la vie, c’est par ou l’paradis ?

Dans la chaleur de la nuit
Rien qu’une vie pour tout vivre
Tout connaître et tout faire
Kaleidoscope, Cinemascope

La vie, la nuit
La nuit, la vie, c’est par où l’paradis ?

En kaleidoscope ou en Cinemascope
On s’est croisé sur la Croisette
Et on s’est mis le cœur en miettes
C’est par où l’paradis ?
C’est par où la sortie ?

Ho mon Dieu

Coutin/Coutin

Il marche sur le miroir
On dirait qu’il danse
Sur un fil qui se perd
Dans la ville et ses prières
Elle, avait des yeux si bleus
Comme si elle avait peur
De l’oiseau noir posé sur le banc
Comme un vieillard qui attend

L’herbe est si verte
Et le ciel si bleu
Ho mon Dieu,
Donnez nous la force
De vivre encore un peu

Les cheveux hirsutes
Et la chemise ouverte
Il dort sur le bitume
Dans les lumières de l’hiver
Les gens passent sans voir
Pressés de retrouver
Leurs raisons d’exister
Ou d’en finir enfin
In memoriam d’un monde
Où tu pouvais encore
Choisir ta dépendance
Sans assistance médicale

L’herbe est si bleue
Et le ciel si vert
Ho mon Dieu,
Donnez nous la force
De vivre encore un peu

Les chocs et les cris
La fumée dans les yeux
Un hélico me regarde
Comme un frelon hystérique
Les bombes lacrymogènes
Me reviennent sans cesse
Comme la nostalgie des temps
Où nous étions libre
De nos désirs de nos rêves
De nos vies incertaines

L’herbe est si rouge
Et le ciel si noir
Ho mon Dieu,
Donnez nous la force
De vivre encore un peu

Alors ce fut comme ça
Son ventre a délivré
Il a poussé un cri de terreur
En découvrant le bordel
Où il devrait désormais se débattre
Comme un têtard englué
Dans les délices de la civilisation
De l’ultime maladie mentale
Du génie de l’espèce

L’herbe et si noire
Et le ciel si blanc
Ho mon Dieu,
Donnez nous la force
De vivre encore un peu

L’herbe était si verte
Le ciel si bleu
Ho mon Dieu
Ne leur dites pas
Que tout cela n’est qu’un jeu

Paris, la nuit

Coutin/Coutin

Je veux être ton roi,
Je veux que tu sois ma reine
Que tu fasses de moi ce que tu voudras
Que tu me jettes au ciel
Que tu me gardes dans tes bras
Que tes yeux me brûlent
Que tes doigts me blessent
Que ton corps soit un calice
Que ta peau me guérisse
Je veux t’aimer sans cesse
Me perdre en toi
Ne jamais retrouver mon chemin
Errer comme un mendiant
Etre ton amant ton ami ton amour ta victime

La nuit je crie sans bruit
Dans la ville endormie
La nuit

Je veux être le livre ou tu écris
Et celui que tu lis
La chair que tu étreins
Je veux que tu sois libre
Et que tu n’appartiennes
Je veux que tu me quittes et que tu me reviennes
Comme les océans épousent la lune
Comme le soleil brûle le désert
Comme le ciel pleure sur la terre
Comme la vie donne la vie
Comme la nuit détruit le jour
Et puis s’enchaîne à lui
Je veux tout de toi

La nuit
La nuit

Je veux que tu m’aimes que tu me fasses éternel
Que tu sois à jamais belle que tu me brûles les ailes
Que tu me fasse fragile perdu, sans avenir et sans passé, égaré dans le présent, amoureux du temps
Torturé par le désir et la peur de te perdre,
Comme un enfant, le cœur battant
Faible et riche.
Dénudé désarmé
Ouvert à tous les vents, dispersé

La nuit je crie sans bruit
Dans la ville endormie
La nuit

Paris by night, city of lights, city of rights

Je veux que tu m’aimes et que tu sois immortelle
Que tu sois à jamais celle,
L’envie de toi me consume et me détruit
Et me donne la vie,
J’ai envie de me cacher dans tes bras.
De me noyer dans toi, de me naufrager.
De dériver vers l’infini et le néant comme un fétu de vie,
De n’exister que dans toi, par toi, pour toi
La nuit

Pas très loin de minuit

Coutin/Coutin

Parfois le silence est comme un cri
Perdu dans le soir sous la pluie
Le vent mauvais balaye les rues
Les néons bleus les filles perdues
Pas très loin de minuit
Pas très loin de minuit
Je veux partir J’en ai marre
De ces au revoir sans revoir
J’ai le cœur qui s’arrache devant ces heures
Qui passent et qui passent sans bonheur
Pas très loin de minuit
Pas très loin de minuit

Ho bébé si tu savais
Ho bébé si tu savais
Comme j’ai envie de te retrouver hey hey hey

Je marche sans aller nulle part
Il y a cette guitare qui crève le ciel
Les nuages pleurent sur la vie
Et j’ai le cafard dans le brouillard
Pas très loin de minuit
Pas très loin de minuit

Je cherche le courage de m’ enfuir
Devant ce temps Inutile et si lent
Je marche sans vraiment savoir
Ou la nuit me laissera
Pas très loin de minuit
Pas très loin de minuit

Ho bébé si tu savais
Ho bébé si tu savais
Comme j’ai envie de te retrouver
Hey hey hey

Pas très loin de minuit
Pas très loin de minuit
Perdus dans la nuit
Caches dans la nuit

Ho do you do, Serge ?

Coutin/Coutin

Alors que je roulais sur la nationale
En direction de la capitale
Au sortir d’un séjour dans de lointaines provinces
Sous les pluies de novembre
Au rythme des essuie glaces qui
Balayaient le pare brise de ma limousine
Sur la droite de la route dans le faisceau des phares qui cisaillaient la nuit
Je l’ai découvrait
Appuyée sur le capot ouvert de son coupé de ville

Je m’arrêtais et lui fit signe de monte
Ce qu’elle fit sans se presser et sans dire un mot
Mouillant les cuirs de la Rolls Pierce
Je reprenais ma route

Où bout d’un moment, je lui demandais :
– Qui êtes vous ?
– Je m’appelle Vanessa Devil
– Et que faites vous ?
– J’arrache le cœur et je mange l’âme et mes victimes
– Et comment faites-vous cela ?
– Je leur donne tout ce qu’elles veulent de moi…

En même temps qu’elle me répondait
Elle avait passé une menotte d’acier à mon poignet et l’autre au sien.

Puis elle avait appuyé sur le bouton play du lecteur de cassette et les Rolling Stones jouaient Sympathie for the Devil. Tout en écoutant Mick Jagger tortiller du cul, je regardais son visage parfait et sa poitrine qui battait, nue sous le blouson de jean mouillé.

À la fin du titre, alors que les percussions se mêlaient à la pluie et au rythme lancinant des essuie-glaces, elle me dit :

– Je prendrai mon petit déjeuner sur un nuage de cocaïne… Vous le savez déjà, sans doute, mais personne ne sortira vivant d’ici…

J’essayais de me concentrer sur le ruban noir de la route luisante et d’oublier la blessure de l’acier à mon poignet

Danse, danse

Coutin/Coutin

Danse, danse,
Laisse vivre ton corps
Laisse vibrer le monde
Danse jusqu’à la transe

Écoute la voix
Qui te parle tout bas
C’est le cri de la vie
Et de la liberté

Vas-y danse tu sais
Que ce monde est vieux
Que ses Dieux sont usés
Fatigués
Danse, danse

Si tu te retournes
Tu verras derrière toi
Des métaux lourds,
Des radiations

Tu verras tous les poisons
Toutes les pollutions
De la tête et du corps
Toutes les corruptions

Vas-y danse pour toi
Danse pour que la flamme
Qui brûle dans ton cœur
Ne s’éteigne pas
Danse, danse

Oublie pour un soir
Cette ombre noire
Qui plane sur toi
Comme un oiseau de proie

Oublie les raisons du pouvoir
De l’ordre et de l’état
La machine molle
Qui étouffe et qui broie
Vas-y danse

Danse, pour celle
Danse pour lui
Danse pour que ton amour
Te survive à l’infini, vas-y danse

Danse, pour celle
Danse pour lui
Danse pour que ton amour
Te survive à l’infini, vas-y danse

Danse, danse,
Danse, danse,
Vas-y danse.

 

Si ça te va bien

Coutin/Coutin

Si tu préfères tout casser, tout détruire, tout brûler
Si tu crois vraiment qu’il faut tout effacer
La balle est dans le canon tu connais le mode d’emploi
Tu peux si tu veux me shooter direct loin de cette terre

Si ça te va bien, ça me va comme ça
Si ça te va comme ça, ça ira pour moi

Je m’en vais, trop de pages à tourner, trop de photos à déchirer
Trop de villes à rayer de la carte pour nous avoir vu nous aimer
On a vécu comme des vagabonds, perdus dans le brouillard, à l’abandon
On a tout évité sauf le pire, le plaisir, le hasard

Si ça te va bien, ça me va comme ça
Si ça te va comme ça, ça ira pour moi

C’est la peur qui fait de nous des esclaves et des fous
Tu es l’infirmière de mes descentes aux enfers
Rendez vous sur un nuage, plein d’orage et de rage
Si je n’y suis pas c’est que le ciel n’existe plus pour moi.

Si ça te va bien, ça me va comme ça
Si ça te va comme ça, ça ira pour moi

La crise

Coutin/Coutin

J’vois des fourmis partout
Des millions d’êtres humains
Qui courent dans tous les sens
Qui se marchent dessus
Et qui parlent tout le temps

J’vois des voitures partout
Comme des boites à chaussures
Empilés dans les rues
Au milieu des fumées
Des klaxons hystériques

Je sens venir la crise, docteur mes pilules
Mettez-moi s’il vous plait dans une petite cellule
Loin de toute cette folie, des humains de la ville

J’vois des espions partout
Derrière mon téléphone
Cachés dans les écrans
Quand je marche quand je parle
Ils enregistrent tout

J’vois des soldats partout
Planqués dans les trous
Armés jusqu’aux dents
Qui tirent comme des fous
Sur tout ce qui bouge

Je sens venir la crise, docteur mes pilules
Mettez-moi s’il vous plait dans une petite cellule
Loin de toute cette folie, des humains de la ville

Je vois des filles partout
Avec des yeux brillants
Des parfums délétères
Le couteau entre les dents
Qui me regardent en riant

Je vois des anges partout
Avec de grandes ailes
Qui volent autour de moi
Me désignent du doigt
Veulent me mettre à genoux

Je sens venir la crise, docteur mes pilules
Mettez-moi s’il vous plait dans une petite cellule
Loin de toute cette folie, des humains de la ville
Je sens venir la crise