My ho my

Coutin/Coutin
J’en ai tellement vu partir sans se retourner

Les voiles gonflées d’espoir, de rêves insensées
J’en ai tellement vu revenir le regard perdu
Comme autant de martyrs de causes sans avenir
Comme des enfants nus orphelins de leurs désirs

My ho my
My ho my

Tellement de rêves tellement d’amours qui se sont dispersés
Toutes ses promesses d‘un jour qui se sont envolées
Comme une poignée de sable te glisse entre les doigts
Quand il ne reste que quelques grains tu sais
Que l’heure est sans doute arrivée de te laisser glisser

My ho my

My ho my

J’en ai tellement entendu dire qu’un jour ils auraient
Dans les mains tout ce qui brille et puis jamais

Tu sais c’est comme ça on dirait

La jeunesse porte en elle des rêves inachevés
Mais quand tu ne rêve plus tu sais
Que l’avenir ressemblera au passé

My ho my
My ho my

J’ai tant aimé les femmes aux yeux de promesse
Tellement porté d’idées qui devaient tout changer
Un jour tu te réveilles et le monde n’est plus pareil
Et pourtant tu n’as rien inventé dans ton sommeil
Peut être que c’est toi qui n’est plus le même
Où peut être que ton rêve t’a laissé tombé

My ho my

My ho my

J’aurais tellement voulu tellement aimer te raconter
L’histoire de ce voyage comme un livre enchanté

Et puis le vent a tourné les pages

Et les lettres se sont effacées
Que reste t’il de tous ces mots que nous avons tant aimé
Si ce n’est des souvenirs et parfois des regrets
My ho my
My ho my

Alors pardonne moi si aujourd’hui je reste allongé
À écouter le temps s’écouler sans se presser

Tout ca est passé tellement vite
J’aurais voulu tout retenir
Te regarder encore longtemps
Mettre de la lumière sur le temps