LE PARADIS (triptyque)

Dans le cadre de la sortie prochaine du « Paradis (Triptyque) », découvrez le clip du titre »Maryline est folle », réalisé par Tito Gascuel (artiste plasticien, dessinateur, poète sonore, auteur) :

Copyright : Louise Music

L’intention

En prolongement de l’idée de cette chanson, les pensées du personnage de Maryline est folle (Patrick Coutin dit bien qu’elle est retenue quelque part) sont ici matérialisées par des collages : morceaux de pages et formes, objets, décors, sujets de papier et personnages anonymes, découpés, transformés… Éléments prisonniers du cadre strict de l’écran 16/9e , où s’opéreront les transformations, les assemblages, les ruptures. Au rythme des paroles, leitmotivs, beats, riffs et effets du morceau.

Synopsis 

Évidemment, Maryline n’est pas folle du tout. Reste à savoir de quelle Maryline on parle. Tout le monde s’appelle Maryline un jour ou l’autre, entre fantasmes et bouts de vie. Voici ses images : ce sont les propres collages de Maryline, peut-être. L’institut psychiatrique a-t-il vraiment laissé ses chances à la créativité des princesses ? Contraints, les inconscients s’échappent, se révoltent, fuient, rejaillissent, stagnent, dérapent, tournent… Or, l’esprit de Maryline s’amuse, improvise, toujours un train d’avance, invente, et ne s’éteint jamais. Maryline revient sur sa vie, les bonnes et mauvaises surprises, sa condition de femme et les conditions de son temps. Un peu comme pour dire « voilà ce que j’en fais », avec humour, aux blouses blanches très sixties qui la surveillent.

Technique 

Vidéo musicale ; format 16/9e , HD ; couleur ; 3 min. (env.).

Le clip de Maryline est folle consiste en un petit film d’animation, réalisé « image-par-image » (ou stop-motion) ; c’est-à-dire au moyen de photographies successives, prises dans l’ordre chronologique des séquences – éventuellement ré-agencées au montage. Quelque 1500 prises de vue ont été nécessaires pour constituer ce « récit », une évocation libre, rythmée, organisée par associations entre images, sens, et tempo.

Tito Gascuel

Gravures ©Tito Gascuel

Né le 1er avril 1972, à Alès (Gard). Après de trop longues années à Paris, vit et travaille à Grenoble depuis le 11 septembre 2001.

Partage son travail, parfois sous pseudonyme (Cawa-Sorix, Elisa Guttoc, Gesticulato, T.G., Ticuel Gasto, General Lareneg…), entre de nombreuses formes de langage artistique (poésie, collage sonore, lectures, performances, récits, arts visuels, arts vivants, cinéma16mm., gravure, bande-dessinée, graffiti, raggamuffin, vidéo, tracts, livres, affiches, revues, collections, installations…).

Projet actuel : le Dictionnaire des Belles Personnes ; recueil de près de 300 entrées, destiné à ébranler l’enfer des bonnes intentions.

Participe à différentes publications (Fond Commun, Orbis Pictus, Polirevue, Sous-Vide…), plusieurs labels (Univers International, Elephant & Castles, Doubtful Sounds), comme à divers collectifs (Ici-Même, Bonding Elastic, Tout de Suite, Les Passeurs, Granlux, Les Chevals Hongrois, Utopia 182, Ateliers des Horizons, etc.).

Enseigne les arts graphiques c/o Sup Créa ; Grenoble.

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Patrick Coutin lancera prochainement un appel à contribution sur la plateforme proarti.fr pour son nouveau projet : « LE PARADIS (triptyque) », réalisé et conçu comme un véritable objet d’art !

« LE PARADIS (triptyque) » de Patrick Coutin est un triple album introspectif, rétrospectif, et cependant contemporain, écrit, composé et enregistré ou réarrangé pendant ces 4 dernières années, entre Port Saint Louis du Rhône et Paris. Il rassemble une trentaine de morceaux, qui retracent un parcours intime de rencontres, d’influences musicales, de nomadisme, et de collaborations artistiques. C’est un processus créatif qui abouti aujourd’hui à la fabrication d’une « pizza box collector », conçue comme un objet d’art, produite en édition limitée, qui accompagnera des « concerts – expositions ». Comme pour inventer un rite de passage vers l’ultra maturité, et créer des contextes propices au partage de la musique …

Ces 3 albums matérialisent, dans leur diversité, le perpétuel grand écart et les contradictions, parfois même les antagonismes de l’artiste entre sa culture française et sa culture anglo-saxonne, entre son côté marginal, rock, décalé et son succès populaire, entre ses désirs, ses envies ou ses échecs, voire ses réussites à les incarner. C’est aussi le Monopoly d’un enfant des années soixante, ancré dans ses origines populaires, écartelé entre ses révoltes et ses émerveillements, des voyages, des tournées, des rencontres… Façonné par l’intelligence artistique et culturelle des années soixante-dix…

Donc, trois albums sous format vinyle, qui tournent autour de ce thème du paradis, promis, perdu rêvé, galvaudé… Et puis, quitte à aller au bout de ce rêve de vinyle des années soixante-dix, trois artistes pour « illustrer ». Le tout sérigraphié, par l’atelier culte du genre, Anagraphis, le « maître » Philippe Viala et « disciple » Louis Angles.

« Pour moi, Di Rosa a repris le travail de Picasso, là ou Picasso l’avait laissé, c’est l’artiste Pop par excellence, dans la modernité, la spontanéité, avec la confusion comme mode de réflexion, accolée à une solidité morale parfaite, courageuse… Son art est somptueux. Liberatore, presqu’une icône Rock ou une Rock Star, c’est Michel Ange associé à la virulence de Léonard de Vinci. Mais aussi la délicatesse du Caravage… Le fils caché de la renaissance italienne. Capable de maquiller la violence et la désillusion sous l’onct

uosité, la sur-réalité de la forme. L’homme qui sait dessiner la femme absolue. Gilbert Shelton, c’est bien sûr le San Francisco des années 70 et des Freak Brothers, mais pour moi c’est avant tout une sorte de Jérôme Bosch moderne, qui noie le détail signifiant dans la masse des informations, comme dans l’espoir chimérique que son irrévérence tout azimut, passe inaperçue. Une féroce désillusion pleine d’humour au milieu du rêve hippie… Il est celui qui nous a donné de la distance avec nos idéaux… Et les trois sont des religieux de l’art et du dessin; défroqués.

Quand Thierry Angles m’a dit que ce projet intéressait Anagraphis, à condition d’en faire un Objet d’art, version Pizza Box, j’ai senti et trouvé l’énergie de me « faire » ces quatre années de travail. En fait, retrouver mon rêve primal, faire une musique sans prétention, qui soit de l’art, et qui ne réclame rien d’autre. Comme ces personnes qui matérialisaient leurs désirs et leurs peurs sur les murs des grottes de la préhistoire. Alors le reste, cela sera, des clips, le premier « Maryline est folle », réalisé par Tito Gascuel, bientôt en ligne, des concerts, qui seront « secrets », jusqu’en janvier, sur invitation, et des concerts ouverts à tous, comme à Port Saint louis du Rhône le 15 septembre… avec l’envie de rajouter de la création à la création, de l’art à l’art, de la folie à la folie, du plaisir au plaisir, même inavouable, bref, tout le Tralala ».

Cet appel à contribution permettra de produire 300 exemplaires (dont 200 seront destinés à la vente), numérotés et signés par les artistes.

La Pizza Box (fabrication prévue pour novembre 2018) sera composée de 3 albums vinyles 33 tours et de 3 sérigraphies originales numérotées et signées ainsi que d’un « Ours » de 4 pages, sérigraphié.

/ Paradis électrique – chansons inédites en français – illustration Hervé Di Rosa

// Welcome in paradise – chansons inédites en anglais, illustré par Gilbert Shelton

/// Obsolètes paradise – reprises « modernisées ou revisitées », en anglais et en français, illustré par Tanino Liberatore

Des rendez-vous scéniques – encore secrets – ponctueront le processus de fabrication jusqu’à fin 2018, avant une sortie d’album prévue en janvier 2019, à Paris.

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